30 avril 2010

En avoir ou pas

Faut-il aider le président soudanais? Faut-il interdire la pêche au thon? La cryoextraction? Les copeaux? La fessée? Faut-il rendre le casque obligatoire à vélo? Se fâcher avec Poutine? Fermer Guantanamo? Réintroduire le loup dans les villes? Le vin à la télé? Le Melon en Bourgogne? Faut-il baillonner Zemmour ou Guillon? Fixer un quota de Drucker à l'antenne?

Et je garde la meilleure pour la fin: doit-on avoir un avis sur tout?

Voici une citation du regretté Pierre Desproges qui réjouira et rassurera bon nombre de gens  (dont je suis), tous ceux qui ont du mal à faire leur choix dans le prêt-à-penser:

"J'essaie de ne pas vivre en contradiction avec les idées que je ne défends pas".


desproges

 


00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Tags : philosophie, desproges, opinion, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

28 avril 2010

Couillons du monde, unissons-nous!

Je me drappe.

Dans ma dignité. Qui plus est, offensée.

C'est le dernier post de Berthomeau, ici,  qui me met dans cet état. Il va trop loin. Je publie donc ici la lettre que je viens de lui envoyer.

Cher M. Berthomeau, cher Confrère,

Lecteur assidu de votre blog, quelle n'est pas ma surprise, et mon indignation, ce matin, d'y trouver une revendication, certes sous-jacente, mais totalement hors de propos.

Vous publiez trois sollicitations de lecteurs, et vous qualifiez la troisième d'attrappe-couillon.

Qui êtes vous, pour vous croire ainsi le seul couillon au monde? Car quoi, j'ai reçu en personne la même sollicitation.

Cher Monsieur Berthomeau, passe encore que vous vous permettiez de donner des leçons de discount à Jean-Pierre Coffe, ou que vous apostrophiez les prisonniers du Goulag roussillonnais qui, en Sibérie, ne partagent pas vos valeurs prolétariennes mais néanmoins gastronomiques. Ou même, que vous entendiez sauver le Beaujolais à l'insu de son plein gré.

Mais de là à revendiquer l'exclusivité de la couillonnerie, vous dépassez les bornes.

Issu d'une longue lignée de couillons, dont l'origine se perd dans la nuit des couilles, comme en témoigne notre écu familial, de gueules à trois bécasses de sable, volantes,  et couillon moi-même, je vous prie de bien vouloir publier à vos frais ce rectificatif, dans la prochaine édition du Couillon International.

La couillonnerie étant chez l'homme une des valeurs les mieux partagées, il convient donc, à mon sens, de nous unir pour la défendre, et non de se l'accaparer.

Dans cet espoir, bien couillonnement,

Hervé Lalau


 

09:22 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |