09 septembre 2011

Concours mondial de la légende à deux balles

Je me relis rarement (pas assez d'égo, sans doute), mais ce soir, je tombe sur une légende de photo d'un billet du mois de mai qui me fait sourire.

Je vous la sert une deuxième fois, afin de l'inscrire au Concours Mondial de la Légende à Deux Balles.

vik, chili, vin, vignoble

Avec ce type de cactus, pas de doute, on n'est pas à Pomerol

 

Maintenant, j'aimerais pousser un peu plus loin le bouchon. Et si vous me trouviez d'autres légendes pour cette photo? 

Rappelez-vous Desproges. Je ne sais plus dans lequel de ses bouquins, il avait mis à chaque chapitre la même photo de l'exécution de l'Emprereur du Mexique, avec à chaque fois une légende différente et complètement décalée. 

C'était hilarant. On essaye?

23:03 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

01 septembre 2011

Un Champenois pouvait-il dire autre chose?

Suite de notre grand feuilleton sur le bouchon...

Henri Gasco, de Vranken-Pommery, m'a fait bien rire: "Le liège a su garder toute l'herméticité nécessaire pour le vin", déclare-t-il à qui veut l'entendre.

Tant pis si les faits infirment cette jolie prise de position (le liège n'est pas si hermétique que ça s'il laisse passer le TCA, notamment). Tant pis si la citation est de commande (pour le site des Liégeux de Planète Liège).

Sans doute M. Gasco est-il sincère. Je lui laisse le bénéfice du doute, en tout cas.

Moi, ce qui m'amuse, c'est le non-dit.

Imaginez un peu que le chef de cave d'une Grande Maison nous dise de brut en blanc (ah ah) quelque chose du genre:

"Oui, mes bouchons fuient, c'est problématique, mais que voulez-vous, le Champagne est une industrie où l'on doit avoir l'air vieux jeu.

C'est pas qu'on soit contre le progrès: on est même très modernes dans le domaine de la chimie, demandez aux vendeurs de produits phyto; et puis on augmente régulièrement nos rendements à l'hectare, ce qui prouve bien qu'on progresse dans la maîtrise de la matière première; on a robotisé le remuage, aussi. L'oenologie de pointe, on adhère: on chaptalise et on soufre copieusement, on refroidit, on mélange du rouge et du blanc, on essaie de bien contrôler la prise de mousse... C'est très technique, vous voyez.

Et ça, bien sûr, c'est seulement la partie émergée de l'iceberg. Parce que parfois, il y en a qui échangent des vins clairs ou des bouteilles sur lattes avec la concurrence; on dit même, qu'il y en a qui importent des vins d'ailleurs. Je ne dis pas que c'est bien, tout ça, juste que ce sont des pratiques plus ou moins admises. C'est qu'on a toute une planète à fournir, vous comprenez!

Mais mettre une capsule sur la bouteille, alors ça non, ce serait bien trop voyant".

Evidemment, ce ne serait pas bien, de dire ça. Ce serait peut être un petit peu vrai. Mais ce ne serait pas correct. Au sens de respectable, je veux dire.

Sur les quarts aviation, quand même, parfois, certaines maisons osent le bouchon de plastique, je crois. Evidemment, les gens ne vont pas descendre de l'avion en vol pour ça...

En attendant le grand coming-out du négoce champenois, je me permets de saluer trois producteurs qui, bien que de la région, sont à des années lumière de la conception mercantile (caricaturalement?) dénoncée plus haut: j'ai nommé Francis Boulard, Franck Pascal et Xavier Gonet. Courage, les gars!

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |