31 décembre 2011

Google Analytics: mieux que la boule anti-stress

Ce n'est pas pour me vanter, mais il y a quelques semaines, j'ai installé Google Analytics sur ce blog.

La version béta (celle qui me va le mieux).

Ca me permet de suivre en temps réel les connexions au blog. Attention, je ne sais pas qui fait quoi, ni dans quelle position, mais je sais à peu près d'où viennent les gens qui me lisent. C'est parfois très précis: Chatou (et oui, on me lit dans les belles banlieues), parfois moins: Paris, Madrid, Bordeaux, Lille.

Le plus amusant, c'est de voir la succession des provenances. A 7h, j'ai surtout des Français, des Suisses, des Belges et quelques Italiens. Vers 8-9 heures, quelques Anglais (un habitué de Hull, un autre de Sunderland, et puis quelques Londonniens, je suis flatté). Vers 15-16h, les Québécois débarquent. De Montréal, de Québec, de Chicoutimi, de Saint Denis-Laval... Et même quelques Etats-Uniens de New York, de Boston ou du Maryland...

Parfois, mais c'est plus rare, je vois un Moscovite, et même une fois, un Pékinois, un Vietnamien, un Australien.

Ils se sont sans doute perdus sur les autoroutes de la désinformation...

Ce qui est marrant, aussi, c'est que pour certains (ne me demandez pas comment ou pourquoi), Google affiche les mots-clefs tapés dans la recherche: Saint Emilion, Champagne, Parker, Miller. Voire Brulhois, Savoie, Setubal, mais c'est l'exception.

Ca me donne une idée de ce qui peut intéresser les gens. Sauf que parfois, j'ai l'impression qu'ils tombent chez moi par hasard. Comme quand je vois Britney Spears ou Justin Bieber dans les mots-clefs, par exemple. C'est d'ailleurs ça qui m'a donné l'idée de faire un post sur Lady Gaga.

Au début, j'étais assez accroc. Je vérifiais le nombre de connexions simultanées - chez moi, ça va  jusqu'à 12, avec une moyenne de 3. Je m'extasiais devant la carte du monde - oui, Google affiche les provenances sur une carte.

Alors c'était moi, le maître du monde! Et quand j'étais en panne d'idées, c'était encore mieux que la boule en mousse, comme anti-stress.

Mais je ne peux pas passer ma vie à ça; et puis, quand j'ai vu le nombre de minutes que passent certains visiteurs - c'est à dire moins d'une, pour bon nombre d'entre eux, je me suis dit que l'outil était certes très évolué, mais plus du domaine quantitatif.

Alors je ne le consulte plus aussi souvent.

Plus fondamentalement, cela m'a fait réfléchir; faut-il faire un blog pour susciter des clics, pour faire du buzz, ou faut-il d'abord être honnête avec soi-même?

J'ai choisi la deuxième voie. Un blog, ou blogue, pour pendre l'orthographe québécoise, qui est tellement plus jolie, mais peu usitée de ce côté de l'Océan, c'est d'abord un log, un carnet de bord. Un truc assez personnel qui consiste à partager ses expériences.

Se demander ce qui va plaire, comment ce sera reçu, c'estun peu trahir l'idée de départ, non?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 décembre 2011

Que boit Lady Gaga?

On apprend aujourd'hui que Lady Gaga est très exigeante vis-à-vis de ses assistantes - journées interminables, nuits interminables, disponibilité de tous les instants. Au détour d'une plainte en justice contre la vedette, voici que sa dernière "Nounou" (car comment qualifier autrement quelqu'un qui la maternait à ce point?) révèle quelques facettes cachées de la vie de la chanteuse - si tant est que c'est son vrai métier. Je ne parle pas de la couleur de ses petites culottes - elle les montre abondamment dans son oeuvre filmée. Non, je parle de sa vie hors caméras.

vulgarité,vinLady Gaga (photo Giulio Pugliese)

Malgré ces sulfureuses, futiles mais lucratives révélations (que je vous invite à lire dans les Ga-gazettes), il y a une chose d'elle qu'on ne sait pas encore: que boit-elle?

Préfère-t-elle le Champagne, le Prosecco ou le Cava?

Le Pommard ou le Barolo?

La Napa ou la Sonoma?

Martini ou Campari?

La Romanée Conti ou le Clos des Lambrays?

Latour ou Cheval Blanc?

Petrus ou Angelus?

Smirnoff ou Eristoff?

Hennessy ou Martell?

Havana Club ou Bacardi?

Coke ou Pepsi?

Autant vous le dire tout de suite, je n'en ai aucune idée. Et même, je m'en contrefiche.

Mais si j'ai pu, ne serait-ce qu'une minute, amener un seul consommateur de "pipoles" à réfléchir au côté superficiel des stars dont on le gave; si j'ai pu, ne serait-ce qu'une seconde, lui faire percevoir qu'il y a une vie derrière les marques, le clinquant, la bestialité, le surfait, le plagiat, le copier-coller, le racolage, la vulgarité markettée, l'argent facile, alors je n'aurai pas perdu mon temps.

Auprès des autres, je m'excuse par avance de les avoir dérangés dans leur rêve éveillé. Je les laisse à leur Slut Academy, et à leur dilemme: à quelle Lady Gaga, à quelle Paris Hilton, à quel Justin Bieber devront-ils (ou elles) ressembler demain à l'école, à l'université, au boulot, au Carrefour, dans la vraie vie?

Ce qui, incidemment, me fait penser que même dans le vin, nous avons nos idoles kitsch, nos fausses valeurs, nos vacuités montées en neige.

Les starlettes montrent leurs culs; les grands crus montrent leurs prix. Le plus indécent n'est peut-être pas celui qu'on pense.

Et si je vous dis ça, ce n'est pas seulement parce que je ne suis pas dans le groupe cible, côté portefeuille. Non, c'est parce que je sais que le prix de revient à la bouteille ne dépasse jamais les 50 euros.

Bon, je sens encore que je ne vais pas me faire que des amis!

19:15 Écrit par Hervé Lalau dans Etats-Unis, Pour rire, Vins de tous pays | Tags : vulgarité, vin | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |