17 octobre 2012

Une incroyable histoire d'éléphant

Je ne sais pas trop d'où vient cette histoire (mes compliments à l'auteur s'il veut se faire connaître), je l'ai reçue par email sans mention de son nom. Elle n'a aucun rapport avec le vin (ou si vous en trouvez un, vous êtes champion), mais elle m'a beaucoup plu. A l'origine, elle est en anglais mais je l'ai traduite pour vous.

En 1986, frais émoulu de l'Université d'Etat de Louisiane, le jeune Peter Davies visite le Kenya.

Alors qu'il marche dans la savane, il se trouve nez à nez avec un jeune éléphant qui se tient debout avec une patte en l'air. L'éléphant semble avoir mal, alors Peter s'approche prudemment. Il s'agenouille devant l'animal et s'aperçoit que celui-ci a un morceau de bois profondément fiché dans la patte. Aussi doucement que possible, Peter dégage le morceau de bois de la patte avec son couteau.

 

400px-African_Bush_Elephant.jpg

Photo: Muhammad Mahdi Karim

L'éléphant repose sa patte au sol puis se tourne vers l'homme et le regarde avec curiosité, un long moment. Peter s'immobilise, craignant que l'animal ne le charge. Mais au lieu de ça, l'éléphant lève et repose sa patte plusieurs fois, puis émet un long barrissement, sans quitter l'homme des yeux.

Peter n'oubliera jamais ce moment.

Vingt ans plus tard, Peter Davies visite le zoo de Chicago avec son fils. Alors qu'ils arrivent près de l'enclos des éléphants, l'un d'entre eux s'approche. Il regarde Peter droit dans les yeux et lève sa patte, puis la repose plusieurs fois avant d'émettre un long barrissement, toujours sans quitter Peter des yeux.

Se remémorant sa rencontre de 1986, Peter ne peut s'empêcher de se demander s'il n'est pas en face du même éléphant. Alors, rassemblant son courage, il escalade la grille de l'enclos et s'approche de l'animal. Comme Peter le regarde, émerveillé, l'éléphant émet un nouveau barrissement, enroule sa trompe autour d'une des jambes de Peter, le soulève et le fracasse contre la grille. Peter est tué sur le coup.

Finalement, ça ne devait pas être le même éléphant.

Voila, je dédie cette histoire à tous ceux qui m'envoient toujours les mêmes conneries d'histoires émouvantes.

La vie, ce n'est pas ça.

Au fait, à propos du vin, je vois bien un petit rapport - ben oui, moi aussi, il faut bien que je retombe sur mes pattes!

Il y a quelques années, j'ai bu un rouge d'Olifantsrivier (la Rivière aux Eléphants, une "appellation" sud-africaine, au Nord du Cap). Il m'a fracassé la tête. Ce vin avait dû  être soufré et réacidifié à la trompe. Mais il paraît qu'aujourd'hui, c'est beaucoup mieux.

09:18 Écrit par Hervé Lalau dans Afrique du Sud, Etats-Unis, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

12 octobre 2012

Un nouveau métier: oenologue-préfet

Le plus gros producteur de vin anglais a décidé de ne pas produire en 2012, vu la mauvaise qualité de la matière première. En Charentes, on n'a pas voulu recourir à une mesure aussi drastique: on chaptalisera donc. Oui, oui, c'est légal, le préfet vient de l'autoriser.

C'est fou ce que les préfets ont de casquettes, de nos jours. Celle d'oenologue, à présent!

Je sais qu'une bonne partie d'entre eux sortent de l'ENA - pourtant, dans le cursus de cette prestigieuse école, je n'ai trouvé aucune formation d'oenologie.

Je suppose donc que leur science est infuse, et que les autorisations qu'ils délivrent sont motivées par une connaissance innée des enjeux.

Enjeux économiques, bien sûr - ce n'est pas une raison parce qu'une année est merdique qu'on ne doit pas produire de l'AOC.

Enjeux qualitatifs, aussi: les consommateurs ont droit au degré d'alcool, qu'il soit obtenu à base de raisin ou de betterave. Et puis si on sucre un peu trop, on pourra toujours désalcooliser après. Le degré betterave coûte de toute façon moins cher.

Le goût, le terroir, l'effet millésime? C'est bon pour les journaleux... Et qu'est-ce qu'ils y connaissent? Ils ne sont même pas oenologues!

Ainsi parlait Betteravoustra.

12:51 Écrit par Hervé Lalau dans Charentes, France, Pour rire | Tags : chaptalisation | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |