03 novembre 2012

Bernard Blier nous explique l'assemblage

L'assemblage, c'est tout un art. Qu'on parle de Cognac, d'Armagnac, de whisky ou de vins.

J'ai eu l'occasion de le pratiquer à plusieurs reprises dans ma vie -une fois, il s'agissait s'assembler des vins issus de barriques de bois et de chauffe différents, chez Château Clarcke. Une autre fois, de s'approcher le plus possible de l'assemblage de Chivas Regal; une autre fois encore, d'imaginer à partir des eaux de vie claires un futur cognac, chez Martell. Une autre fois encore, chez les Vignerons de Carthage, de reconstituer les proportions du Vieux Magon.

J'en retiens que dans l'assemblage, que j'élèverais presque au rands des beaux arts, la somme fait plus que l'addition des parties. 3% de sauvignon dan sun chgardonnat peu expressif peut faire toute la fifférence. 2% '(Isle of Jura tourbé dans un blend à majorité Speyside vous change sa configuration...

Mais une petite video en dit souvent plus qu'un long discours, voici le type d'assemblage que le regretté Bernard Blier pratiquait  il y a 50 ans...

Il est tonique.jpg

"Il est tonique, on le sent descendre... Rentrons ça avant qu'il pleuve!"

Cliquez, et prenez-en de la graine!

PS. Pour les plus jeunes d'entre vous, le Miror n'est pas la dernière création de chez Castel, mais un produit à faire briller l'argenterie.

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

02 novembre 2012

900.000 visites

Voila, c'est fait, mon compteur de visiteurs uniques a passé hier le cap des 900.000.

Que dois-je en penser?

Je peux vous la faire "festif": "Ouah, génial, ça s'arrose!" Mais dans mon métier, on arrose tous les jours, c'est professionnel. Sauf qu'on crache après.

Je peux vous la faire "modeste", du genre "je suis au service des vignerons, blah blah..". Voir à ce propos mon billet sur les pique-assiettes et les pique-boeufs... des fois que vous ayiez loupé cette longue chronique qui prouve une fois de plus que je ne suis absolument pas dans la ligne du bon "blogueur", qui doit faire court et concis. Sujet, verbe, complément. Mais on ne se refait pas. Je suis d'un autre temps, celui des livres. Vous savez, ces trucs en papier relié...

Je peux vous la faire "qui se la pète": "Les autres blogs de vin? Connais pas..." Mais ce n'est pas mon genre.

Je peux vous la faire "dégoûlinant de reconnaissance": "Amis lecteurs, vous sans lequels..." Mais ça sonnerait faux. Un blogueur honnête doit écrire pour son sujet, pas pour plaire.

Je peux vous la faire "détâché des contingences"; mais ce serait tout aussi faux. Un blogueur honnête apprécie la réactivité; le nombre de visites, outre qu'il flatte l'ego, est aussi un indicateur de l'intérêt de ce qu'il fait.

Vous avez dit "indicateur"? Mais quel genre d'indicateur?

Le nombre de visites ne dit pas grand chose sur le nombre de visiteurs. Il peut très bien s'agir d'un petit nombre de passionnés qui cliquent tous les jours comme des malades, qu'un grand nombre de visiteurs occasionnels qui ne restent que quelques secondes sur ce blog.

Si j'en juge par Google Analytics, qui semble utiliser d'autres outils, vous êtes 40% de visiteurs habituels et 60% de visiteurs occasionnels. Ce qui, rapporté au chiffre global, donnerait quelque chose comme 500.000 visiteurs différents (en 6 ans). J'ai vraiment du mal à y croire!

Déjà, j'ai du mal à croire que mes filles aient 500 amis sur Fesse de Bouc: c'est plus qu'elles ne renconteront jamais dans la vraie vie. Alors, moi, 500.000 lecteurs...

Toutes ces statistiques donnent le tournis. Et je ne vous parle pas du classement Ebuzzing, auquel je ne comprends toujours rien, puisqu'il contredit presque systématiquement l'évolution constatée sur les deux autres compteurs...

Et si tout ça n'avait aucune importance? Et si tous ces indicateurs n'étaient que des pièges à gogos narcissiques?

Mais il y a autre chose.

500.000 ou 900.000, peu importe, en définitive. Imaginez seulement que pour chaque visite, je reçoive 10 centimes d'euros. La plus petite des pièces jaunes.

J'aurais donc gagné entre 50.000 et 90.000 euros. De quoi financer quelques beaux voyages en pays viticole, sans dépendre d'aucun éditeur ou groupement de producteurs... De quoi lancer mon propre magazine, ou éditer un livre.

Je sais, ce modèle économique n'existe pas, ou à peine; personne ne veut payer pour internet. Moi non plus, d'ailleurs.

Mais ça fait quand même rêver...  

 

00:34 Écrit par Hervé Lalau dans Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |