12 novembre 2012

Dans la "comm", tous les trains arrivent à l'heure ou en avance

"Harmonie et équilibre, maîtres-mots d’un millésime 2012 expressif"

Les mots ne sont pas de moi, mais d'Interrhône. Ils qualifient le millésime 2012.

Bien sûr, on peut faire la fine bouche, remarquer que chaque année, qu'il pleuve, qu'il vente, qui'l grêle ou qu'il fasse soleil, les communiqués des syndicats viticoles ressemblent toujours à des communiqués de victoire. Même les années de merde (qui semblent de plus en plus rares), on parle de millésime de vignerons, ventant les efforts de ceux qui ont réussi à tirer de raisins verts ou pourris la quintessence de leur terroir.

Soyons justes, c'est humain. Moi non plus, les jours où je suis moins inspiré, je ne vous sors pas un communiqué du genre: "Rubrique de merde, ce matin, allez plutôt voir chez Berthomeau si j'y suis".

Imaginons ce que ça donnerait pour le communiqué d'Interrhône, dans une année médiocre: "Verdeur et manque de structure, maîtres-mots d'un millésime peu expressif."

Le rédacteur de ce genre de prose ne ferait pas long feu au sein de l'interprofession. Et puis, c'est bien connu: dans la presse, les trains qui arrivent à l'heure n'intéressent personne, mais dans la communication institutionnelle, tous les trains arrivent en avance.

00:26 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire, Vins de tous pays | Tags : communication | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 novembre 2012

Pourquoi la bière et pas le vin

Les brasseurs français s'insurgent contre la hausse de taxes qui devraient bientôt les frapper, la République ayant besoin de sous.

Ils s'interrogent aussi à haute voix: pourquoi nous et pas le vin?

Mais c'est oublier le brave Martin. Martin Luther, bien sûr.

Rappellons ce que disait ce grand personnage: "La bière est l'oeuvre de l'homme, le vin celle de Dieu"

Comme ancien moine, mais aussi comme fondateur de l'Eglise réformée, il devait savoir de quoi il parlait, non?

En attendant, pour éviter la taxe, "Brasseurs de France", l'association qui regroupe le secteur, fait le forcing auprès des médias et des ministères.

Juste une petite question, qui intéressera aussi peut-être M. Montebourg.

Combien il y a t-il encore de brasseurs à capital français dans "Brasseurs de France"?. Les plus chauvins de nos compatriotes veulent bien consommer français, mais si l'argent par aux Pays-Bas, au Danemark, au Brésil ou en Belgique...

00:13 Écrit par Hervé Lalau dans France, Pour rire | Tags : citation, bière, vin | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |