04 avril 2016

Bordeaux Primeurs: Michel Rolland et ces connards de journalistes

Toujours à propos des Primeurs, voici l'opinion de Michel Rolland, interviewé par Terre de Vins.

Le millésime 2015, déjà précédé d’avis très flatteurs, est-il un antidote au «Bordeaux Bashing» ? La question fait bondir Michel Rolland :

«Il n’y a pas d’antidote à la connerie. Elle est de plus en plus monumentale. Pour moi, 2015 est un très grand millésime. Il y a trop de cons pour s’en apercevoir. On s’en apercevra dans dix ans, comme d’habitude. On est dans un monde sans couilles, on vit avec des sans couilles. Point à la ligne. Il n’y a pas un journaliste qui s’en apercevra. De toute façon, il n’y a pas un journaliste qui a du poids dans le monde aujourd’hui. On n’en a rien à cirer des journalistes. Ça n’a rien à voir avec le marché. Ils peuvent dire, écrire et penser ce qu’ils veulent, tout le monde s’en fout comme de l’an quarante ! Quand ils sauront ça, peut-être commenceront-ils à devenir humbles. Pas à devenir intelligents, car ce sera difficile, mais à raisonner différemment.»

C'est tout de même assez agressif, non, à propos de gens qui n'ont aucun poids. Et puis c'est surtout mettre tout le monde dans le même sac. Est-ce que je mets Derenoncourt, Dubourdieu et Rolland dans le même sac, moi?

Oserai-je vous dire que moi, Hervé Lalau, très humblement, je n'ai rien à faire de la grossièreté, du trash, des amalgames et des jugements à l'emporte-pièce de M. Rolland. Ni de son fameux marché, d'ailleurs. Moi, j'aime les vins qui se boivent. Et pouvoir les recommander aux consommateurs qui ouvriront leur porte-feuille, qu'il soit bien garni ou pas.

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Vous avez dit trash?

Quant au Bordeaux bashing - il disparaîtra le jour où les GCC de Bordeaux retrouveront un rapport qualité-prix acceptable, cesseront d'augmenter leurs tarifs même dans les mauvais millésimes, et cesseront d'être l'arbre qui cache la forêt des autres Bordeaux à prix décents, eux.

Je pourrais faire du Rolland Bashing, mais ça serait tomber trop bas; et puis, je préfère parler de vin.

12:43 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

03 avril 2016

Johan Degroef

Mon collègue et ami Johan Degroef (à droite sur la photo) est un type épatant, fin, sensible, compétent et modeste; plein d'empathie, aussi; il aime le vin, bien sûr, mais aussi l'art, la bonne chère, l'architecture, l'histoire et la dialectique; il a un solide bagage en sciences humaines - d'ailleurs, il a fait une belle carrière dans la psychologie, et même dans la psychiatrie. Ce qui explique sans doute qu'il s'entende si bien avec Marc et moi - nous devons certainement constituer des cas d'étude particulièrement intéressants pour lui. Quoi qu'il en soit, c'est toujours un plaisir que de déguster et de parler avec lui.

En attendant de le voir sortir l'ouvrage de référence sur nos déviances respectives (poésite maniaco-descriptive, par Marc, et calembourite compulsive, pour moi), je me vois dans l'obligation de mettre Johan en face de ses propres turpitudes. Car quoi, nul n'est parfait en ce bas monde; Johan a beau avoir une bonne formation universitaire et une longue expérience, il n'est pas foutu d'indiquer correctement le Nord.

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Photo (c) Marc Vanhellemont 

Ce qui, vous l'avouerez, est sacrément embêtant quand on côtoie des gens qui sont aussi à l'Ouest que nous.

Heureusement, Dominique Piron (à gauche sur la photo) était là pour le remettre dans le droit chemin...

 

 

00:48 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |