14 août 2015

Ceci n'est pas du Porto

Ce billet commence comme du Magritte: ceci n'est pas du Porto.

Non, c'est du Puerto. Puerto Galero, de la "marque" Marie Galante. En fait, une sous-marque de Colruyt, qui propose également du Blue Curaçao, du Rhum... et de l'Elixir de Bruges (dans un genre un peu moins exotique).

L'étiquette du Puerto Galero parle d'"apéritif sucré". 

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C'est vrai qu'à 2 euros et quelque, on ne peut quand même pas demander en plus la garantie de l'origine!

N'empêche, combien de consommateurs peuvent penser qu'ils ont affaire à un vrai Porto? D'autant qu'il est placé juste à côté des Portos sur l'étagère.

Rien d'illégal, bien sûr, Colruyt joue juste sur les mots. Puerto n'est pas déposé, sans doute même pas déposable vu le nombre de ports en zone hispanique!

Dommage, quand même, de la part d'une enseigne qui entend entretenir l'image d'un connaisseur en vin.

Au fait, pour ceux que ça intéresse, le galero est un chapeau de cardinal. Et je n'ai pas trouvé de port de ce nom.

Un Puerto Galera, si. C'est une ville des Philippines. Juste un peu en dehors de la DO Porto. Pas de chance!

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Portugal, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

02 août 2015

Um pouco de marketing

Nous autres journalistes recevons pas mal de communiqués concernant des nouveaux produits, de nouvelles cuvées, ou à défaut, de nouveaux habillages.

Parfois, c'est intéressant; et parfois même, crédible. Il s'agit le plus souvent de rajeunir une marque, ou bien de mieux adapter la présentation au contenu. 

Parfois, il s'agit juste de suivre la mode. Ou encore, de faire parler de soi. 

Par "soi", comprenez "le produit", mais aussi, "le brand manager", et "la boîte de graphisme".

Comment ne pas ranger le communiqué de Gazela dans cette dernière catégorie?

Car cela fait six ou sept ans, maintenant, que cette marque portugaise a adopté un look moderne et transparent, censé plaire aux jeunes et à ceux qui veulent le rester. Les Vieux de la vieille ont sans doute rechigné, à l'époque; mais qu'importe s'ils préféraient la vieille étiquette - ils mourront bientôt avec.

  

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Gazela, la très vieille étiquette

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Gazela, l'étiquette qui a été moderne

 

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Gazela, l'étiquette plus moderne que moderne

 

A peine le temps de s'adapter à cette modernité que l'équipe marketing décide de charger à nouveau d'étiquette. Certes, on conserve le graphisme, mais exit la transparence, l'étiquette redevient opaque, couleur aluminium.

Autre "innovation" (passablement rétrograde à mon sens, même pour le pays du liège), la capsule à vis est remplacée par un bouchon (mais peut-être est-ce seulement pour le marché français).

Nous aurait-on menti? La transparence n'était-elle donc pas la préoccupation première du consommateur de Vinho Verde?

Ou bien est-ce que tout le monde s'en fout?

Sauf quelques magazines axés grande distribution, bien sûr, qui parlent de "valorisation par le packaging". Des fois qu'il y ait un peu de pub à la clef...

 

11:37 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Portugal, Pour rire | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |