25 mai 2011

Terra incognita

A 50 ans bientôt, je regarde derrière moi et je me dis que j'ai eu la chance de visiter pas mal de vignobles au monde, de l'Europe en passant par le Chili et l'Afrique du Sud. Mais l'esprit humain est ainsi fait qu'il voit souvent le verre à moitié vide. Avec un peu d'avance, j'adresse donc au Père Noël ma liste de voyages encore à faire.

Des coins dont j'ai pu goûter les produits, ou pas; des vignobles tout près, ou très loin. Des appellations réputées, ou pas. Des voyages qui font rêver, ou pas.

Voici donc les endroits que j'ai vraiment envie de voir dans les années qui viennent, mes zones blanches sur la carte du vignoble mondial, ma "terra incognita":

-Coteaux du Vendômois/Coteaux du Loir

-Coteaux du Layon

-Duras

-Ardèche

-Gaillac

-Irouléguy

-Béarn

-Saint Véran

-Saint-Chinian

-Minervois

-Crépy

-Die

-Thann

-Alsace Grand Cru Schoenenbourg

-Gigondas

-Coteaux d'Aix

-Côtes Roannaises

-Châteaumeillant

-Saint Pourçain

-Quincy

-Morgon

-Pays d'Auge (Calvados)

-Armagnac

-Madiran

-Corneilla de la Rivière

-Saint Honorat

-Ribera del Duero

-Costers del Segre

-Açores

-Lanzarote

-Santorin

-Nemea

-Mantinia

-Samos/Lesbos

-Tunisie

-Hermanus

-Olifantsrivier

-Nouvelle-Zélande

-Cinque Terre

-Calabre

-Franciacorta

-Neuchâtel

-Bio-Bio

-Neuquen

-Salta

-Baja California

-Speyside

Comme vous le voyez, j'ai du pain sur la planche.

25 avril 2011

Copier-coller de Pâques

C'est lundi de Pâques, j'ai la flemme. Et puis une bonne raison de ne pas travailler: c'est fête carillonnée.

Pour ne pas vous sevrer totalement de ma prose, j'ai fait un petit copier-coller dans mon papier d'hier sur le Blog des Cinq du Vin. Enjoy!

Pour Pâques, évitez l'agneau, c'est beaucoup trop connoté. Quand on n'a pas la classe d'être libre-penseur,  quand on ne fait pas de l'art avec des crucifix trempés dans l'urine, aujourd'hui, on fait profil bas.

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A quoi ça sert une cloche?

 

Et puis de toute façon, l'empreinte carbone de l'agneau est trop élevée.  La plupart de ceux que vous trouverez en grandes surfaces viennent de Nouvelle Zélande, et pas à pied;  les écolos qui en achètent au Carrefour ou à Cora doivent avoir mal regardé l'étiquette. Nos éleveurs de prés salés ou  de Haute-Provence ont beau vanter leurs  AOP, ils sont trop chers, car même le repas de Pâques s'achète en promo, aujourd'hui. Saumon d'élevage aux antibiotiques, agneau des antipodes, fromages de marque pasteurisés, une  tarte industrielle, en faisant gaffe, on doit pouvoir manger pour 5 euros par tête. Je veux dire bouffer.

Je sais qu'il y a des familles qui ne peuvent pas dépenser plus, et celles-là, je les absouds illico. Mais il y en a beaucoup d'autres qui préfèrent la fête à prix discount pour s'acheter une console de jeux ou une télé plasma, et ça,  j'avale pas. Vous parlez d'un patrimoine gastronomique...

En plus, le discount appauvrit tout le monde: les producteurs qu'il rackette, les employés qu'il sous-paie ou qu'il fout à la porte en forçant les fournisseurs à délocaliser. Je mange moins cher, mais je coule ma boîte, j'ai plus de boulot, et plus d'argent, alors je mange encore moins cher... Puis je mange plus?

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Bref, pour couper court à cette litanie, et me mettre en phase avec la grande conso pas cher, je vous conseille un spaghetti bolo; c'est simple  à faire.

Avec, vous servirez un Piromafo, un Salento du cépage negroamaro, de la maison Valle dell Asso, dans les Pouilles. C'est si joliment épicé que vous ne devrez même pas en rajouter sur vos pâtes. C'est pas trop cher non plus. Non sérieux, c'est bien fait.

01:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Italie, Nouvelle-Zélande | Tags : vin, vignoble, vin & mets, pâques | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |