30 octobre 2012

Fines Bulles de France AOC sur la toile

L'association Fines Bulles de France AOC, qui regroupe douze acteurs majeurs de la bulle AOC en France, a maintenant son site internet:

http://finesbullesdefrance.com/

Voici la présentation qui figure en page d'accueil:

 "L’Association des FINES BULLES DE FRANCE AOC a pour vocation de faire découvrir la qualité et la valeur des Vins Effervescents d’Appellation d’Origine Contrôlée. Véritable ambassadeur de cette famille de vins, l’Association met en avant au travers de ses initiatives la richesse et la diversité de ces terroirs ainsi que le travail et la passion des vignerons qui les représentent.

Fière de promouvoir la grande qualité de ces vins, elle a à cœur d’exposer précisément les méthodes spécifiques d’élaboration qui les différencient d’autres effervescents : issues de chartes de production strictes et exigeantes liées à chaque AOC, ces méthodes traditionnelles garantissent depuis la vigne jusqu’à l’étiquetage des bouteilles en passant par les étapes de fermentation une finesse et une complexité de saveurs qui font toute la valeur de ces vins particulièrement appréciés par les connaisseurs.

 

 L’Association des FINES BULLES DE FRANCE AOC réunit 12 Maisons qui défendent les valeurs de l’AOC par un travail rigoureux et qualitatif. Elle s’investit sans cesse dans la formation et l’éducation des acteurs de la filière pour une meilleure connaissance de ce marché, et pour faire reconnaître les vins effervescents AOC comme une véritable famille de produits. Ces douze Maisons renommées pour la qualité de leurs vins effervescents AOP sont : ACKERMAN, ANTECH, VEUVE AMBAL, BLANC FOUSSY, GRATIEN & MEYER, CHATEAUMONCONTOUR, JAILLANCE, LOUIS DE GRENELLE, LOUIS BOUILLOT, UJVR, SIEUR D'ARQUES, WOLFBERGER.

Ensemble, les 12 Maisons commercialisent plus de 48 millions de cols dans le Monde".

Et non, les bulles de ces 12 maisons ne passent pas dans un tamis!

10:58 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, Bourgogne, France, Languedoc, Loire, Midi, Rhône | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

29 septembre 2012

Prix plancher du vin: je ne comprends plus

Lu hier sur Vitisphère:

"Face à la petite récolte 2012, la production prend les devants. Dans le cadre de l’organisation de l’offre régionale, elle plaide pour la mise en place de contrats pluri-annuels et réclame des seuils de prix minimum pour les IGP. Dans un communiqué co-signé par les présidents de la coopération viticole, des vignerons indépendants et des ODG des IGP de la région, les représentants de la production estiment «nécessaire d’établir des contrats pluriannuels pour assurer une consolidation raisonnée des cours du vrac et assurer par la même occasion un approvisionnement quantitatif et qualitatif durable au négoce sur l’ensemble des segments». «Au regard des prix moyens constatés sur la campagne 2011/2012 (contrats d’achat vrac)», précise le communiqué, «les seuils minimum de prix en phase avec la réalité pour cette nouvelle campagne sont les suivants» :

Pour les IGP Cépages Pays d’Oc et autres :
- 75 €/hl pour les rouges
- 70 €/hl pour les rosés
- 90 €/hl pour les Chardonnay
- 85 €/hl pour les Sauvignon
Pour les IGP sans mention de cépage : 65 €/hl
Les co-signataires de ce communiqué demandent aux instances interprofessionnelles de prendre acte de ces orientations et d’assurer une gestion cohérente des prochaines négociations."

Deux choses que je ne comprends pas:

Primo, si la récolte est déficitaire, on ne devrait pas craindre une baisse des prix, au contraire - ou alors, ma conception de la régulation naturelle des marchés par l'offre et la demande est erronée.

Secundo, en parlant de régulation naturelle, ces prix planchers ne sont-ils pas une entorse à la libre-concurrence? C'est un dogme de l'Union Européenne, pourtant - au point que la Bulgarie vient de dénoncer les prix planchers du vin fixés par l'Ecosse, dans le cadre de sa politique de santé, devant la Commission Européenne.

Tertio, à quoi riment ces contrats pluriannuels - on se croirait revenu au temps des plans quinquennaux. Comment fixer un prix sans connaître les volumes ni la qualité - alors que  justement, si j'en crois le communiqué, c'est la qualité qu'on entend défendre...

Quarto, qu'est-ce que les instances interprofessionnelles peuvent faire? La fixation des prix demeure au libre choix de chaque entreprise, non?

Quelqu'un veut bien m'expliquer?

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Midi | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |