17 février 2012

Trois nouvelles signatures chez Vignobles & Signatures

Trois nouvelles "signatures" ont rejoint le club Vignobles & Signatures, en ce début d'année: les Domaines Pierre Gaillard (Côte Rôtie, Faugères, Bayuls), Roger Groult (Calvados) et Alain Jaume & Fils (Châteauneuf du Pape, Lirac).

Le club compte donc à présent 17 membres,  représentant 1.620 hectares de vignes, 12,3 millions de cols  de production et 76,9 millions d'euros de chiffre d’affaires. Il s'agit, outre les trois nouveaux arrivés, de Paul Blanck & Fils (Alsace), du Domaine Cauhapé (Jurançon), de Couly-Dutheil (Chinon), des Champagnes Drappier, de Jean Durup (Chablis), du Domaine Saint André de Figuière (Provence), de Laubade & Domaines Associés (Bordeaux/Armagnac), Guilbaud Frères,(Muscadet), d'Antonin Guyon (Savigny les Beaune), du Domaine de l'Hortus (Languedoc), du Domaine Rolet (Jura), de Louis Tête, (Beaujolais), du Château de Tracy (Pouilly sur Loire) et de Joseph Janoueix (Libourne).

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La France de Vignobles & Signatures (sans les nouveaux entrants)

Pour sa présidente, Magali Couvignou-Combard, leur dénominateur commun est de proposer "une belle  sélection  de vins  fins,  leaders  dans  chaque  région représentée", et leur objectif est "d'accroître leurs ventes en optimisant les synergies communes, autant commerciales que techniques».

 Dans cet esprit, notons que le club organise un événement commun, ce dimanche 19 février, au domaine de l'Hortus, à Pic Saint-Loup, en avant-première du prochain Vinisud.

Plus d'info: http://www.vsclub.com/


   


19 janvier 2012

Tu parles d'une Bonne Nouvelle!

Je suis tombé par hasard, hier soir, sur une bouteille de "Bonne Nouvelle". Ne dites pas "vin désalcoolisé" - il ne s'agit pas de vin, mais d'une boisson à base de vin rouge français désalcoolisé, législation oblige.

Elle est quand même rangée au rayon vin du supermarché que j'ai visité (je ne vous dis pas l'enseigne, on ne me paie pas pour faire la pub des grands distributeurs, désalcoolisés ou pas).

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Je n'ai pas acheté - j'ai assez de vrai vin dans ma cave pour ne pas en acheter du faux; déjà, pour le foie gras, je préfère l'original à la copie, même "sentimentalement correcte".

Mais même si j'en avais eu l'intention, je crois que la contre-étiquette m'en aurait dissuadé.

Imaginez que pour faire cette boisson à base de vin, l'UCCOAR, puisque qu'il s'agit d'elle, a été obligée d'utiliser, non seulement du bon vin du Midi, mais d'y ajouter du glycérol, et puis des arômes naturels (tiens, les raisins du Midi n'en n'ont pas assez?) et un édulcorant, le "rébodioxyde A, extrait de Stévia" -je n'aurais jamais cru qu'on puisse mettre du cactus dans du vin. Vous l'avez rêvé, UCCOAR l'a fait!

Pour le reste, c'est plus classique, gomme arabique et SO2, on en trouve également dans le vin... Souvent trop, même.

IMG_0723.jpgBon, les consommateurs lisent rarement les contre-étiquettes, alors tout ça n'a sans doute aucune importante, achèteront qui le veulent.

Les gros groupements de coopératives comme UCCOAR ont bien raison de se diversifier, les vrais vins que j'ai dégustés sur leur stand à Vinisud il y a deux ans ne m'ont pas convaincu, mais je ne suis sans doute pas dans la cible, des producteurs de volume n'ont besoin que de consommateurs de volume, et tout ira bien dans le meilleur des mondes tant qu'il en restera.

D'ailleurs, selon Uccoar, Bonne Nouvelle a vu ses ventes augmenter de +25% l'an dernier, pour atteindre 2,5 millions de bouteilles.

Voila au moins une Bonne Nouvelle pour les producteurs de cactus...

 

00:27 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |