03 mars 2014

Vinalies, deuxième round

Deuxième matinée de dégustations aux Vinalies, ce dimanche.

Même jury.

Nous démarrons sur des blancs secs.

Je crois discerner un cépage rhénan. Je penche pour la Moselle. 

Pour une fois, j'ai raison: il s'agit de l'Allemagne et du Luxembourg!

Arrive une série de vins doux; je penche toujours pour l'Europe centrale; j'ai en partie raison: il y a un  vin tchèque, quelques allemands, mais aussi des vins de glace du Canada et un vin de cryoextraction du Japon (auquel ma table met une médaille d' or, moi une médaille d'argent).Je suis content d'avoir été plus réservé; je préfère la nature au congélo.

Puis viennent quelques rouges charpentés, tanniques, souvent fatigants que je situe, faute de mieux, dans le Sud-Ouest de la France ou en Amérique du Sud; j'aurais mieux fait de me taire: ils sont tous espagnols! Dont un joli Bierzo, deux Ribera del Duero décevants, usés, usants.

On se remotive pour la session de  demain!

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Votre dégustateur s'arrête au rouge

16:21 Écrit par Hervé Lalau dans Allemagne, France, Luxembourg, Vins de tous pays | Tags : france, vinalies, espagne, moselle | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

18 décembre 2013

Un peu d'autopromo (lost in translation)

Ce blog n'a jamais été conçu pour faire de l'autopromo. S'il est libre de toute publicité pour les autres, il n'y a pas de raison que je ne m'applique pas la règle à moi-même.

Mais aujourd'hui, j'ai bien envie de faire une petite entorse.

C'est au sujet des traductions.

Oui, je fais des traductions, toujours dans le domaine du vin ou de la gastronomie. Depuis l'anglais (j'ai un vieux diplôme pour ça), depuis l'espagnol et le néerlandais (là, disons que je me suis formé sur le tas et sur le tard).

Parfois, je traduis aussi dans l'autre sens, mais seulement vers l'anglais.

Je n'en fais pas mystère, mais je ne le crie pas non plus sur les toits, car c'est une activité annexe, très marginale, par rapport à ma profession de journaliste.

Si j'en parle aujourd'hui, c'est que j'en ai assez de lire des incongruités.

Récemment, je suis tombé sur un texte ou le mot pigeage était traduit en anglais par "trapping". Je ne sais pas si c'était de la traduction automatique, ou bien si le traducteur humain a eu un bug,  mais "trapping", c'est piégeage. Un petit "é" fait toute la différence.

Et puis, il y a toutes les erreurs que je constate, tout au long de l'année, à propos des noms de sols  (non, le limon, dans ce contexte, n'est pas un fruit), des régions (la Galicie pour la Galice...), bref, je pourrais faire un livre avec toutes ces approximations, ces faux-sens, ces contre-sens. Deux classiques: traduire "défendre" par "to support" quand dans le contexte, il veut dire interdire. Ou "disposer de" pour "to dispose of", dans le sens de se débarrasser.

Quelque chose a mourue

Et je ne vous parle pas de la grammaire ni de l'orthographe. Là, bien sûr, l'approximation n'est pas réservée au secteur du vin.

J'ai dans ma collection de films le DVD de Jurassic Park 2, édition belge, avec sur la couverture, en grosses lettres: "Quelque chose a survie". A se demander si ce sont les dinosaures qui ont traduit. Et si la syntaxe française va pourvoir survivre. Si elle n'a pas déjà mourue.

Jurassic Park.jpg

Et la langue, elle, a-t-elle "survie"?

Alors oui, ce sera ma minute d'autopromo. Confiez-moi vos traductions, je ferai mon possible pour que ça n'arrive pas, ou moins. Je ne dis pas que je suis le seul, ni que je suis le meilleur. Mais comme utilisateur quotidien de brochures, de notes de dégustations, de fiches techniques, disons que je ne me laisse plus trop facilement piger. Pardon, piéger.

Avantage induit, non négligeable: si c'est moi qui traduis, je n'aurai plus à me demander ce que le traducteur a voulu dire... ;-)