28 septembre 2011

Quarts de Chaume Grand Cru

Vieux et long fleuve vineux, la Loire, curieusement, n'avait pas jusqu'ici de Grand Cru. L'oubli est réparé avec l'accession à ce statut de Quarts de Chaume (l'INAO a donnné le feu vert, il ne reste plus qu'au Ministre à apposer sa signature). Et pour faire bonne mesure, la Loire inaugure aussi un Premier Cru: Chaume, toujours dans cette région bénie par le Layon (plutôt que par la cryoextraction).

Merci à mon ami Jim Budd pour cette excellente nouvelle, et espérons que les producteurs auront à coeur de justifier cet honneur.

22:19 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : chaume, quarts de chaume, loire, vin, vignoble | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

24 septembre 2011

Mieux connaître (et apprécier) les vieux vins

Je n'ai pas de vieux vins dans ma cave. Ou si peu. Juste un ou deux Rivesaltes Ambrés des années de naissance de mes enfants, et puis quelques bouteilles de Quarts de Chaume de 1985 et 1987. Un porto, aussi, peut-être, mais je ne suis plus trop sûr. Côté vins secs, s'il me reste une bouteille des années 90, c'est sans doute que je l'ai oubliée derrière les autres.

Professionnellement, je n'en déguste pas beaucoup non plus - les dégustations organisées pour nous se concentrent sur les millésimes à la vente, c'est normal, alors le jeu est plutôt de pouvoir discerner sous les arômes primaires le potentiel d'un vin. Il y a peut-être un peu d'arnaque là dedans, mais c'est un autre débat.

vin,vignoble,vieux vinLe Roussillon, temple des vins de longue garde...

Je viens donc l'avouer devant vous: je connais mal les vieux vins, ce qu'on peut en attendre, comment les déguster, dans quel esprit, avec quels plats, etc. Je ne parle pas du côté psychologique - c'est vrai que c'est bluffant de pouvoir déguster un vin historique. Ca m'est arrivé un jour à Madère, j'ai bu un dé à coudre d'un Blandy's du 18ème siècle, 1792, je crois. Émouvant, bien sûr. Et c'était encore du vin, même si ça tirait quand même un peu sur le décharné, l'acétisme et l'acétique. Mais les Madère sont des vins très particuliers, on ne peut pas généraliser.

Non, ce qui m"intéresse, c'est moins la date sur l'étiquette que la conservation du vin, la complexité supposée qu'il peut prendre, les fameux arômes tertiaires. Le genre de chose qu'on reprocherait à un vin jeune, mais qu'on attend peut-être d'un vin plus âgé, je ne sais pas. Je voudrais savoir.

Autre aspect qui me préoccuppe: les progrès de l'oenologie, qui ont permis sans aucun doute d'améliorer le niveau général des vins, et notamment de développer les arômes primaires, en faisant disparaître pas mal de faux goûts, ont-ils une influence sur le vieillissement des vins? A-t-on perdu en garde ce qu'on a gagné en plaisir immédiat?

Mes amis Marc et Jim viennent justement de faire une verticale de Chinon. Un vin qui me plaît, en général, mais que j'ai rarement eu l'occasion de goûter dans des millésimes plus vieux que 10 ans.

Eux sont remontés jusqu'à 1934.

Marc nous donne ses impressions sur le blog des 5 du vin. C'est ICI. J'espère qu'il nous fera un article plus complet bientôt, parce que vraiment, j'ai besoin de comprendre, pour pouvoir peut-être, un jour, transmettre à mon tour.

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Gastronomie, Loire, Roussillon, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, vieux vin | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |