08 mars 2012

Deux Sancerre signés Millet

François Millet est installé à Bué, près de Sancerre. V'est le hasard qui m'a mis sur sa route, lors du dernier salon d'Angers: j'étais son voisin de table lors de la soirée inaugurale au Château de Brissac.

L1050223.jpg

François Millet: "Voici mon vin!"


Sur le stand qu'il partage avec un ami de Brissac,  il m'a présenté quatre de ses cuvées de Sancerre.

J'en ai retenu deux.

Sancerre Confession 2010

Issu de vignes de 30 ans, sur caillottes du Chêne Marchand, orientées Sud, ce vin complexe, concentré, présente un nez asssez explosif d'agrumes et d'ananas, il est droit en bouche, riche mais pas mou, grâce à une belle acidité  "Mordante, mais pas grinçante", comme dirait Pierre Casamayor. De jolies notes de gelée de coing en finale. 15/20

Sancerre Rouge 2010

Excellente maturité! Millet pratique l'effeuillage pour favoriser l'ensoleillement - veine  argileuse.
Au nez, c'est une jolie palette de petits fruits rouges; en bouche, c'est acidulé, sympa, assez variétal. La finale vous dit: "revenez-y!"  13,5/20

À Sancerre, il y a les ténors, les vedettes, les vrais et les fausses gloires, comme ailleurs; mais il y a aussi une foule de domaines qui ne demandent qu'à être mieux connus... Modestement, un blog comme celui-ci peut y contribuer, j'espère.

12:00 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : vin, vignoble, sancerre, millet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

26 février 2012

4 des 5 du Vin en pèlerinage chez Druet

Pierre-Jacques Druet, c'est un peu notre mascotte, aux 5 du Vin. C'est autour d'une bouteille de son rosé que nous avons noué le lien, que nous avons créé notre libre association, notre Hanse du vin...

Deux ans après, nous sommes revenus sur son stand, avec Marc et Jim, redéguster ce vin qui nous avait tant plu, mais dans le nouveau millésime. Jacques n'était plus là, il a avait laissé sa place à David. Quant à Michel, il était avec nous par la pensée, depuis son Roussillon.

Druet.jpg

Pierre-Jacques Druet

En remplissant nos verres, Pierre-Jacques nous a parlé de son "secret", le guillage (des pigeages qui éliminent l'excédent de levure, si j'ai bien compris).

Son rosé de cabernet, nous dit-il "c'est beaucoup de travail pour un vin de copain". Il se conserve étonnamment bien, gagnant même en rondeur avec le temps.

Nous redégustons donc le 2009 qui nous avait tant plu il y a deux ans; aujourd'hui, il explose de jolis fruits jaune, du nez jusqu'à la bouche. En bouche, il est vif, mais charmeur, il a du "chien", comme on dirait d'une jolie femme qui en plus d'avoir de jolies courbes, a du caractère. 15/20

Pierre-Jacques nous a ensuite proposé une verticale de sa cuvée "Les 100 Boisselées" (il s'agit d'une parcelle de sable et de graviers dont il tire un Bourgueil Rouge). Tout en versant le premier, il nous explique que sa méthode de "décuvage à la dégustation" (avec un grain de sel, comme en cuisine) lui permet de se projeter dans l'avenir pour savoir à quel moment arrêter la macération. Un élément d'autant plus important que le cabernet franc est un des cépages les plus diffices pour la maîtrise de l'extraction.

 druet

Ce vin qui nous a réunis


Bourgueil Les 100 Boisselées 2011

Fruit rouge explosif, framboise, assez souble en bouche, des tannins veloutés prolongent le plaisir. 15/20


Bourgueil Les 100 Boisselées 2010

Juteux, très cassis au nez come en bouche, un côét floral, aussi et des tannins très suaves, une très longue finale.
16/20

Bourgueil Les 100 Boisselées 2009
Nez un peu fermé, l'entrée de bouche est un peu sur l'acidité, les tanninssemblent moins fondu et l'alcool également. Pas dans sa meilleure forme aujourd'hui (ou alors c'est moi?) 12,5/20

Bourgueil Les 100 Boisselées 2007

Sur la finesse. Petits fruits noirs, quelques notes d'humus, pas un très grsose matière mais élégant et parfait à boire aujourd'hui. 14/20

Bourgueil Les 100 Boisselées 2005

Un vin déjà plus évolué, mais c'est un autre charme, celui de la maturité; truffe, poivre gris au nez, épices en bouche, tannins très ronds. 16/20

 druet

4 des 5 chez PJ - de gauche à droite: Marc Vanhellemont, David Cobbold, Hervé Lalau et Jim Budd

Pour comparer, Pierre Yves nous sert un Chinon de la même année, "un vin de coteau".

Chinon Clos de Danzay 2005

Prune et moka au nez; en bouche, c'est robuste, solaire, mais plus torréfié. On finit sur un superbe cacao. 15/20

Joli réussite que celle de Pierre-Yves. En 1980, lorsque cet oenologue fraichement émoulu de la Faculté de Bordeaux s'installe à Bourgueil, sans vigne et sans argent, on le regarde un peu de travaers. Il n'est pas du sérail, il a des idées nouvelles sur la façon de faire du vin. Et en plus, il ramasse des médailles dès ses premiers millésimes.

Depuis, Druet s'est enraciné à Bourgueil. On ne lui discute plus son ancrage local. Mais surtout, c'est le niveau de toute l'appellation qui a monté (bon d'accord, pas partout), et il n'y est sans doute pas pour rien.

druetEt à Chinon?

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : druet | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |