11 avril 2012

Le Muscadet de Louis de Fronsac

Voici quiz d'un genre particulier: celui qui pose la question n'a pas la réponse!

En ce moment, je lis un roman historisque de Jean D'Aillon, "Le secret de l'Enclos du Temple", qui met en scène Louis de Fronsac, détective sous la Fronde.

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Pouvait-il boire du Muscadet?

L'action se passe en 1647. L'auteur emmène ses héros dans une taverne où ils boivent du Muscadet, mis en perce le jour même (selon la règle du "quand le vin est tiré, il faut le boire") et acheminé par la Seine.

Deux questions:

Primo, le Muscadet existait-il déjà à l'époque (j'ignore à quelle époque le melon de Bourgogne a conquis le Pays Nantais)?

Secundo, s'il existait bel et bien, n'eût-il pas été plus normal de lui faire remonter la Loire jusqu'à Orléans, et de l'acheminer ensuite à Paris par voie de terre, comme c'était le cas pour la grande majorité des vins de Loire?

Amis ampélographes et historiens du vin, j'attends vos réponses... D'avance merci!

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, France, Le quiz, Loire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

18 mars 2012

I love (good) Muscadet

C'était un film de voyous avec Bébél en vedette: "Oh!". J'ai oublié l'intrigue mais la première phrase m'est restée en mémoire: "Je fais un sale boulot. Mais j'ai une excuse. Je le fais salement".

Moi, je fais un beau boulot. Je déguste de beaux vins, je rencontre de bons vignerons.

Oui, mais est-ce que je le fais proprement?

Je n'ai à vous offrir ni la poésie grandiose du Litinéraire Vinique (pas le temps), ni la précision quasi-chirurgicale des commentateurs de La Passion du Vin. Je ne suis pas oenologue, je ne suis pas vigneron. Je ne suis pas juriste. Je ne suis pas économiste.

Il y a-t-il une autre voie? La mienne? Si elle existe,  si je peux m'en revendiquer, c'est celle du journaliste et de l'honnête homme...

Est-ce que je me pose trop de questions? Sans doute.

Alors, pour me faire pardonner, un petit commentaire de vin pris à la volée, au Salon des Vins de Loire.

Sur le stand d'Alpha Loire, je me laisse tenter par un Muscadet, histoire de renouer avec cette appellation dont j'ai un peu perdu le fil, ces dernières années. Cela s'appelle Le Château de La Sébinière, c'est au Pallet.

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Alain Guichet (Alpha Loire) me présente le Château de la Sébinière

Château de La Sébinière 2011
Au nez, une explosion de notes de citron et, croyez-moi si vous voulez, de melon (Charentais plus que de Bourgogne, en l'occurence) ; bouche toute en tension, une belle salinité en finale. Les 12 mois sur lies ont porté leur fruits, la structure est magnifique. 15/20

L'expérience ayant été concluante, très professionnellement, je succombe à l'envie d'en déguster un second millésime... Pas question, en effet, de rester sur un seule impression et qui sait, cher lecteur, de vous induire dans l'erreur sur la foi d'une seule dégustation. D'autant qu'il est bientôt 11h, il commence à faire soif.

Château de La Sébinière 2010
Bis repetita placet. Toujours pas mal d'agrues, de la menthe, aussi; c'est un peu plus gras en bouche, plus fondu, de temps a fait son oeuvre. Les Muscadet se boivent souvent trop vite...15,5/20

En deux vins, me voila réconcilié, sinon avec la vie, au moins avec le Pays Nantais, ce qui n'est déjà pas si mal....

Le Muscadet, le bon, est inimitable - d'ailleurs, où trouve-t-on du melon de Bourgogne, ailleurs? En attendant que nos amis Anglais se lassent des Antipodes et reviennent au Muscadet, profitons de la hausse de la qualité et de la sagesse des prix!

PS. Le château a des chambres d'hôtes, si cela peut vous intéresser pour une visite dans la région, à la fois oenotouristique... et dsitinguée.

Coordonnées: http://www.chateausebiniere.com

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |