19 juin 2012

Olivier Cousin va bien (en tout cas, pas plus mal)

Mon copain Jim Budd me fait part d'une info à la fois incroyable, désopilante, et par certains côtés, terrifiante.

La version internet d'El Mundo Today vient de publier une des photos de Jim; sans aucune autorisation, ce qui est hélas de plus en plus courant; mais aussi, et c'est un peu plus rare, pour illustrer un article qui n'a vraiment, mais alors vraiment rien à voir avec la photo elle-même.

C'est ainsi que son cliché du vigneron angevin Olivier Cousin s'est retrouvé sous un article annonçant la libération de Jacques Vitelle, le Français prisonnier des FARC en Colombie (à propos, Jim, jolie chemise!). Pourquoi, comment, c'est le mystère total. Les voies du Numérique sont impénétrables.

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Que la famile d'Olivier se rassure: non seulement il est libre, mais il n'avait jamais été emprisonné par les FARC...

Voila qui fait réfléchir quant à la précision de la relecture dans le monde internet. Qui dit édition virtuelle, dit sans doute relecture virtuelle...

Cela m'a donné une idée.

Pourquoi ne pas constituer, à partir de nos portraits de vignerons ou de confrères, un fond de photos de qualité, accessibles sur internet, avec comme objectif l'illustration de toutes sortes d'articles plus ou moins liés à la photo, voire pas liés du tout.

Dans cet esprit, je me suis permis de suggérer à Jim quelques légendes nouvelles pour des photos existantes (plus besoin d'en prendre de nouvelles, autant utiliser le stock).

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Bon pied bon oeil, Papy fait toujours de la résistance - ici  underground, à Bourgueil (photo (c) Jim Budd)


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Le dépeceur canadien sur le point d'être extradé vers Montréal (photo (c) Jim Budd)

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Le syndrome dit "de la grenouille" est de plus en plus fréquent dans la population masculine à partir de 50 ans (Photo (c) Jim Budd)

 

15:49 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (6) | | | |

15 juin 2012

Réalité ou légalité?

Voici une petite histoire entendue récemment au cours d'une escapade dans la Loire, et qui me semble mériter un peu de votre attention, voire celle des Pouvoirs Publics.

Un vigneron reçoit la visite inopinée des services de la Répression des Fraudes. En effet, sur les bouteilles d'une de ses cuvées figure la mention 12,8% alc. Or, la réglementation française prévoit qu'on ne peut mentionner que des demi-degrés. 12,5 ou 13% alc., d'accord.  Pas 12,8.

Le vigneron a beau plaider sa bonne foi, son ignorance, exhiber son analyse officielle, qui montre bien que son vin titre 12,8% alc., rien n'y fait. Nul n'est censé ignorer la loi, même quand la loi n'a aucun sens, même quand les degrés affichés ne correspondent pas à la réalité.

Son stock est donc bloqué. Le vigneron en est quitte pour réétiquetter tout son lot.

Je suis un honnête citoyen, qui respecte les lois, paie ses impôts et ses amendes pour excès de vitesse ou stationnement interdit. Aussi suis-je obligé d'admettre que l'Administration, dans ce cas d'espèce, est dans son bon droit.

Mais est-ce le meilleur moyen pour elle de se faire respecter? Doit-elle traiter comme un fraudeur celui qui, manifestement, n'a jamais eu l'intention de frauder? Et faut-il le pénaliser à ce point, quand d'autres - et ils sont nombreux - trichent sur le degré d'alcool, indiquant 13,5 quand c'est 15, juste pour ne pas effrayer le consommateur... Et ne sont pas inquiétés, l'Administration n'ayant pas les moyens de venir contrôler dans tous les chais la réalité des taux d'alcool mentionnés sur les étiquettes, même en demi-degrés...

D'ailleurs, cette réglementation absurde a-t-elle un quelconque intérêt? En quoi protège-t-elle le consommateur?

Messieurs les contrôleurs, de grâce, faites preuve de souplesse dans vos interventions.

Messieurs les législateurs (et je pense notamment aux nouveaux députés que le suffrage universel va bientôt nous donner), de grâce, faites que vos lois soient justes, concrètes; faites que demain, la légalité puisse mieux coïncider avec la réalité...

A titre (alcoolique) d'info, la réglementation européenne d'application en cette matière ne prévoit aucune restriction.

Directive 87/250/CEE de la Commission du 15 avril 1987 relative à la mention du titre alcoométrique volumique dans l'étiquetage des boissons alcoolisées destinées au consommateur final (extrait):

"L’étiquetage des boissons alcoolisées qui ont plus de 1,2 % d'alcool en volume doit indiquer le titre alcoométrique volumique, c’est-à-dire le chiffre correspondant au titre alcoométrique suivi du symbole «% vol». Le chiffre ne peut comporter qu’une décimale. Dans certains cas, le chiffre est précédé du terme «alcool» ou de l’abréviation «alc.».

Et pour finir, j'ai dégusté hier un vin croate qui affichait fièrement ses 13,8 degrés sur l'étiquette, et cela ne m'a pas posé de problème. Il faut croire que de ce côté là, je suis plus Européen que Français...

 

 

00:15 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Loire | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |