22 septembre 2013

Est-ce que je ressemble à mon millésime?

A partir d'un certain âge, on commence à s'intéresser à son millésime ou à celui de ses enfants, afin de constituer une petite réserve pour les anniversaires, les communions, les mariages, etc...

En ce qui concerne les enfants, je suis gâté, ils sont tous nés une bonne année: 1990, 1995 et 2000. Et comme je suis prévoyant, j'ai rapidement acheté pour eux quelques bonnes bouteilles, essentiellement de vins mutés ou liquoreux (Rivesaltes Ambré, Maury, Coteaux du Layon). J'ai déjà eu l'occasion de vérifier à plusieurs reprises que c'était le bon choix.

En ce qui me concerne, par contre, je n'ai pas autant de chance. Je suis de 1962. Petite année. Mon parrain avait gardé une bouteille de Saint-Emilion Château Vieux Guinot que j'ai ouverte pour mes 40 ans. Elle était totalement, irrémédiablement passée.

Personne n'avait pensé aux liquoreux, hélas.

Hier, je suis tombé sur une chronique de mon copain Jim Budd, qui publiait les notes de Pierre Couly, à propos des millésimes de Chinon, de 1889 à nos jours. C'est ICI

Pour 1962, voila sa description: "plaisant, sans grosse charpente".

Est-ce que c'est tout moi, ça?

A vous de juger!

00:14 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Loire | Tags : anniversaires, millésimes | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

17 septembre 2013

Oui, le Bourgueil vieillit bien!

Ce matin, sur le blog des 5 du Vin, mon confrère Jim Budd fait la démonstration par l'exemple de l'inanité des notations de vin (comment coter l'exceptionnel sans le faire rentrer dans le rang?); mais aussi, des grandes capacités de vieillissement du cabernet franc, notamment à Bourgueil.

J'abonde d'autant plus dans son sens que j'ai participé (slurp!) à la dégustation en question, et que non seulement le 1893 m'a impressionné, mais bien d'autres vins ouverts ce soir-là. Notamment un Bourgueil rosé de 1947 à l'incroyable éclat.

Il me revient par ailleurs que d'aucuns cuistres continuent cependant de demander "de bons petits Bourgueil", comme s'il s'agissait de les boire vite, de les pisser vite, et de les oublier encore plus vite.

Je m'inscris en faux.

Il n'y a pas de petit Bourgueil, Môssieur, juste de petits esprits.

Et toc!

11:27 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |