04 octobre 2013

Vouvray espère une belle vendange... quand même

 Je reçois de Valérie Kéréver ce communiqué faisant suite à la journée Vouvray à laquelle je n'ai pu me rendre.

Je le diffuse avec d'autant plus de plaisir que je compatis toujours avec la situation difficile des vignerons de ce beau cru de la Loire.

L’épisode catastrophique de grêle du 17 juin 2013 a marqué les esprits des producteurs de l’appellation Vouvray. Les 2/3 des vignes de l’appellation, sont touchés entre 20% et 100%.

L’appellation a choisi d’ouvrir plus largement la traditionnelle visite des vignes qui précède la promulgation officielle du ban des vendanges.

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Sensibilisées par la situation dramatique qu’ont vécu les vignerons, près de 200 personnes ont arpenté le vignoble, sont venues constater l’état des vignes et écouter le message des vignerons.

Ces derniers ont expliqué leur travail face aux dégâts de la grêle, intervenue avant floraison, qui a ainsi permis de retailler certaines parcelles (mais on ne retaille pas en 2 semaines ce que l'on fait normalement en 4 mois). Les mois de juillet et août particulièrement ensoleillés permettent d’espérer un bon aoûtement des bois repoussés et donc une récolte en 2014. Ils ont établi un bilan du millésime 2013 et confirmé que toutes les parcelles n’ont pas grêlé et que, par chance, il reste encore du vin dans les caves.

 

Philippe Thierry (directeur de la coopérative La Cave des Producteurs) a précisé qu’il faudra être vigilent pour garder les marchés et lever le pied sur les marchés promotionnels. Cela risque d’être dur pour les vignerons qui ont été touchés à plus de 80  %. Après, tout dépendra de la trésorerie et du niveau de stocks dans chaque exploitation. Globalement, il faut s'attendre à deux années difficiles 2014 et 2015.

Aux côtés des vignerons, plusieurs spécialistes sont intervenus et ont fait un tour d’horizon sur la catastrophe du 17 juin.

  • Etienne Carre (directeur du laboratoire de Touraine) et Dominique Gourdon (chef du centre météorologique de Tours) ont donné des précisions sur le climat de l’année, et expliqué de manière scientifique la formation d’un nuage.

  • -L’intervention de Michel CONTOUR maire de Cellettes (41) et président de l'ADELFA (association de lutte contre les fléaux atmosphériques) du Loir et Cher a permis de mieux comprendre l’importance de multiplier les dispositifs de luttes contre les fléaux atmosphériques.

  • Pascal Mallier et Emmanuelle Bollote (de la Chambre d'Agriculture 37) sont intervenus sur l’importance de la biodiversité dans un vignoble et sur le principe de la confusion sexuelle, qui consiste à perturber la phase de rapprochement des papillons mâles et femelles par émission de phéromones synthétiques en grande quantité. Il s’agit d’éviter la ponte de ces papillons et la blessure des grains de raisin par leurs larves. Cela permet de ne pas utiliser d’insecticides dans les vignes et de préserver la faune utile.

    En conclusion, on peut dire que la chaleur de l’été a fait un beau travail sur les vignes sinistrées et ce phénomène permet de rattraper le retard pris en début de saison sur les vignes indemnes.

    Les vignerons reçoivent toujours de nombreux témoignages et des marques de sympathie venant de professionnels et d’amateurs des vins de Vouvray. Ils continuent à jouer la solidarité pour assurer la pérennité de leur exploitation et de leur appellation.

Plus d'info: contact@vindevouvray.com

00:13 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : vouvray, loire, grêle | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

02 octobre 2013

Étienne Daulny Sancerre rouge 1999

Comme d'habitude, avant d'ouvrir un rouge de cet âge, j'ai un peu d'appréhension. Mais mon bras ne tremble pas. Ce qui n'empêche pas le bouchon de faire des siennes.
Après trois essais infructueux, il finit en charpie. Même pas grave, je verse le vin dans une carafe, au travers d'une petite passoire. Cette petite intro juste pour dire que ça partait mal.
Mais c'est la suite qui importe.

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Encore une bonne raison d'aimer les capsules à vis...


Certes, ce pinot noir n'a pas une couleur d'encre, mais il n'est pas tuilé non plus. Ce qui se confirme au nez: il y a de la vie dans ce vin, il y a de la cerise à l'alcool; et puis un peu de moka - sans doute la marque d'un élevage en fut. Mais bien ménagé. La bouche n'est pas énorme, mais bien agencée entre une acidité correcte, pas mordante du tout, et la rondeur des tannins; on termine le périple sur de la truffe et sur des épices douces.
Etienne Daulny, qui gère le domaine familial de Verdigny depuis 1972, était déjà aux manettes pour ce 1999 qui, à Sancerre, n'a pas laissé un souvenir impérissable, notamment en rouge. Une couleur, qui, à l'époque encore, était souvent considérée comme un complément de gamme.
Quatorze ans plus tard, force est de réexaminer la chose à la lumière de ce vin qui a plus que de beaux restes...

Que faut-il penser des classements de millésimes? J'y reviendrai.

 

 

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |