03 janvier 2014

A lire sur le blog des 5 du Vin

Mon collègue de la coopérative d'écriture des 5 du Vin et d'In Vino Veritas, j'ai nommé Marc Vanhellemont, s'est fendu d'une, non, de deux jolies petites nouvelles qu'il a inscrites au concours du Wine Blog Trophy 2014. Je vous invite à les lire ICI. Et si, comme moi, vous l'appréciez, je vous incite à voter pour elles.

Ce n'est pas du copinage. En l'occurrence, je trouve que Marc s'est surpassé. Alors, ça vaut bien un clic, non?

IMG_2340.JPG

21:14 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 décembre 2013

Vous connaissez le Genouillet?

Le Genouillet est un cépage jadis très répandu dans l'Ouest du Berry, autour d'Issoudun; un croisement entre ce bon vieux Gouais Blanc et le Tressot Noir. Avant la crise phylloxérique, il représentait plus de 3.000ha. En 1958, plus que 2. En 2000, officiellement, plus rien, à part quelques pieds transférés d'une vigne des Bordes au Conservatoire de Tranzault - comme quoi les conservatoires ont du bon, comme on dit au Domaine de Vassal...

Toujours est-il qu'une poignée de passionnés de la vigne et des traditions locales se sont mis en tête de faire revivre le Genouillet. Et notamment Maryline et Jean-Jacques Smith, au domaine de Villalin.

Ils ont bien du mérite tant l'administration leur a mis des bâtons dans les roues - pas question, en effet, de le cultiver en AOC, car il ne fait plus partie de la liste des cépages d'aucune appellation. Pas question non plus de le planter en vin de France, car ils n'avaient pas de droits de plantations - heureusement, ils ont pu trouver des gens qui en avaient. Des droits, pas du Grenouillet. Des vignes en papier, quoi. C'est ce qu'on appelle l'exception viticole française.

Fin 2011, le Genouillet a été enfin inscrit au catalogue des variétés de vigne, inscription sans laquelle un cépage n'a guère plus de droit qu'un sans papier. Je pense aussi à ces gens que, régulièrement, de gros ordinateurs déclarent morts par erreur et qui ont l'outrecuidance de ne pas crever immédiatement pour se mettre en conformité avec cette décision.

L1050939.jpg

Maryline et Jean-Jacques Smith... à genoux devant leur Genouillet

Bref, les Smith vont pouvoir passer du stade de l'expérimentation à celui de la vraie viticulture. En limite de leur domaine de l'AOC Quincy, ils en ont planté un hectare. La face du vignoble ligérien ne devrait pas s'en trouver bouleversée! Et quand bien même, ne renouent-ils pas avec la vraie tradition de leur région, celle dont les appellations nous rabattent les oreilles mais qui ne remonte souvent pas plus loin que le phylloxéra?

Lors de mon passage sur place, j'ai eu l'occasion de déguster quelques verres de Genouillet - à titre expérimental, bien sûr! Et c'est intéressant.

Au nez, c'est à la fois fruité et fumé; entre Syrah et Mondeuse. Gariguette, poivre gris, coriandre. La bouche est fluide, avec encore ces notes poivrées fumées et une finale sur la framboise et la mûre. Là, j'ai pensé plutôt à un Pinot Noir, ou même à un Pineau d'Aunis (alias Chenin Noir), comme on en trouve dans le Vendômois.

Depuis 2012, ce vin est commercialisable. Sans mention d'origine, évidemment

Contact: Domaine de Villalin, 1 Bis Le Grand Villalin, 18120 Quincy, France
Téléphone :+33 2 48 51 34 98

09:54 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Tags : genouillet, smith, villalin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |