25 avril 2010

Mon grain de sucre sur les Coteaux du Layon

Juste un grain de sel, non de sucre, à propos des Coteaux du Layon, dont j'ai pu déguster quelques échantillons lors du dernier Salon d'Angers.

N’y a t-il pas comme un problème de définition de cette appellation?

Pour moi, le Côteaux du Layon est l’archétype du grand liquoreux profond, botrytisé, de préférence – d'ailleurs, n’est-ce pas la principale promesse de l'appellation que son microclimat local? Sinon, on ferait du Layon ailleurs....

Pourtant, aujourd’hui, une fois sur deux, sous l'appellation, on se retrouve face à un vague demi-sec, plus doucereux qu’autre chose. Avec de l’acidité, souvent, mais du végétal aussi, et aucune complexité; comme si la buvabilité s'obtenait au prix d'une sous-maturité.

Et puis la buvabilité d’aujourd’hui, qu’est-ce que j’en ai à faire? Qui dit Layon ne dit-il pas des crus qui défient le temps, et qui, au fil des décennies, avaleront une bonne partie de leur sucre? J’ai encore des Rochefort 86 de Grosset dans ma cave, et je les garde précieusement.

 

Grosset

Mon idée du Coteaux du Layon: liquoreux... et déjà évolué


Oui mais en attendant, il faut vendre, me direz-vous. D’accord, mais pourquoi sous ce nom-là? Depuis 2002, le décret d’appellation prévoit bien un minimum de sucre (naturel) pour les vins déclarés en «Sélections de grains nobles» (234 g/L), sans enrichissement. Pourquoi ne pas élargir ce type d’information?


Si le Layon veut respecter son consommateur, je préconise de faire passer les versions «easy drinking» en Anjou blanc; ou à tout le moins, de segmenter l’appellation: demi-doux, moelleux ou liquoreux, avec mention sur l’étiquette. On pourrait aussi indiquer le taux de sucre via un petit picto, comme les Suisses le font avec leurs Amignes, de une à trois abeilles.

Il paraît que la France entière réécrit ses décrets d’appellation, actuellement.  Dans ce cadre, mieux informer le consommateur sur ce qu’il achète, voilà qui serait plus utile que les guerres pichrocolines des Chaumes. Quarts de Chaumes, qui ne profitent guère qu’aux avocats…

Bon, je n'ai pas la prétention de vous apprendre votre métier, alors chers amis vignerons du Layon, chers élus, votre avis m’intéresse.

00:23 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Tags : layon, loire, opinion | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

12 avril 2010

Les Vins du Centre au Printemps de Bourges

Depuis 1995, les vignerons du Vins du Centre-Loire ont une liaison. Il ne s'agit pas d'une rumeur. Mais d'un partenariat tout ce qu'il y a de plus officiel avec "le" festival de musique de la région, j'ai niommé le Printemps du Bourges. 

Chaque année, des cuvées de Vins du Centre, spécialement sélectionnées et habillées pour l'événement, sont proposées à la dégustation des festivaliers. Et pour plus de visibilité, leurs étiquettes seront déclinées en sets de table pour tous les restaurants partenaires du Printemps dans la Ville.

Reuilly_PDB2010 BD

La rumeur était fondée

 

Ces cuvées sont au nombre de 7: Sancerre, Pouilly-Fumé, Menetou-Salon, Quincy, Reuilly, Coteaux du Giennois et Châteaumeillant; et leurs étiquettes sont clairement inspirées par l’affiche et le thème choisi par le Printemps de Bourges. Une affiche qualifiée de «Picassienne», réalisée par Pierre TATIN (Yeaaah Studio).

Au fait, cette année, le Printemps, c'est du 13 au 18 avril. On y découvrira donc de jeunes talents (mais aucune Carla), et de jolis vins. Une liaison qui mérite un "max de buzz", comme on dit en langage branchouille...

Plus d'info: vins-centre-loire@wanadoo.fr

 

 

00:03 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Tags : rumeur, vin, loire, sancerre, bourges, musique, reuilly | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |