18 août 2016

Vouvray, en demi-sec

Eric et Jean-Pierre Gaucher sont vignerons à Vouvray, au Domaine des Cormiers Roux (commune de Chançay).

L'exploitation familiale compte une vingtaine d'hectares répartis en trois parcelles.

Ils élaborent aussi bien des Vouvray tranquilles (secs, demi-secs, tendres et moelleux) que des méthodes traditionnelles (Vouvray brut, sec, demi-sec et Touraine rosé).

C'est la version demi-sec qui je vous présente aujourd'hui - une mention qui ne doit pas vous effrayer, le dosage est très bien intégré, il ne fait que renforcer le joli fruit du chenin (poire, pèche blanche, coing). La bulle est bien fine, le vin a gardé beaucoup de fraîcheur, et sa finale est longue, sur le miel d'acacia.

Je sais que c'est tendance de vanter les brut nature, les non dosés, ça fait pur et dur. Mais que voulez-vous, moi, je ne suis pas tendance. Je suis vin.

 

 

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00:01 Écrit par Hervé Lalau dans Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

06 août 2016

Soleil Nantais 2015: bis repetita...

Je vous ai vanté les mérites de cette cuvée des Frères Guilbaud, avec sa version 2014. Je ne peux que renchérir avec ce 2015, qui me semble encore plus fruité (qui a dit qu'on avait besoin de Colombard ou de Chardonnay pour faire des Muscadets aromatiques?). Mais ce n'est pas sa seule vertu; outre ses notes de poire, de pêche et même... de melon, il nous offre un gras assez rare dans l'appellation, au moins pour les vins qui n'ont vu que la cuve. L'acidité est tout à fait correcte, et la pointe de silex sur le bout de la langue en finale (minéral hérité du sol ou imaginé, peu importe), n'est pas pour me déplaire.

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Cette richesse est marque d'une année mûre, où le soleil a bel été bien été nantais. Mais elle témoigne aussi de la patience des Guilbaud, qui semblent avoir le chic de récolter les raisins de cette cuvée à un pafait degré de maturité. Ni trop (le vin deviendrait mou), ni pas assez (on ne va quand même pas boire du rince-doigts!).

Le genre de vin qui démontre que le Muscadet peut être autre chose qu'un vin d'écalller (sauf mon respect pour les écaillers), vite bu, vite oublié...

00:20 Écrit par Hervé Lalau dans France, Loire | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |