05 septembre 2011

Anne ma soeur Anne

Vous connaissez Anne Serres, ma "petite soeur" de Montpellier. Elle était là à Sierre, pour Vinea. Elle y rendait même le Grand Prix Vitisphère de la communication digitale. Non, ce n'est pas un prix où on compte sur ses doigts pour désigner le gagnant, mais un prix qui récompense le meilleur site d'un producteur de vin.

Mais ce n'est pas ça qui m'incite à vous parler d'elle.

Non, ce sont deux photos qui illustrent deux facettes du personnage (et quel personnage).

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En un, Anne qui souffre. "Mais qu'est-ce que c'est que ce truc dans mon verre? C'est moi ou y a de la pomme? Ouais, y  en a". Admirez aussi le look très travaillé, genre "Hildegarde Avous, institutrice", bande de petits morveux. Les lunettes y sont pour beaucoup, bien sûr.

AnneSerres2.jpg

En deux, Anne qui rit. C'est qu'elle a trouvé un chevalier-servant. Et même plus d'un, car nous sommes là au Domaine des Chevaliers, à Salquenen. Que ceux qui ne connaissent pas lèvent le doigt.

Bisou, Petite Soeur, et au plaisir de déguster à nouveau ensemble!

11:12 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

18 août 2011

Le Flamand des Corbières

J'ai connu Guido Jansegers il y a bien longtemps, à Bruxelles, lors de dégustations. Un exercice auquel il excelle - il avait même remporté le titre de meilleur nez de Belgique.

Son métier n'avait pourtant pas grand chose à voir avec le vin - il était assureur. Jusqu'à ce que sa femme et lui décident de faire de cette passion... leur vie. 
 
Guido et Marie Annick  rêvaient de Bordeaux et de Provence, mais ils voulaient aussi un toit au milieu de leurs vignes, et dans ces deux régions, c'était hors de prix. Ils atterrirent donc à Moux, au pied de la montagne d'Alaric. Leur château Mansenoble est devenu une des références de la région - en AOC Corbières, mais aussi envin de pays, pardon, IGP.

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Guido chez lui, les bouteilles à la main

 

Je le rencontre de temps à autre quand il monte à Bruxelles, ou quand je descends à Vinisud. Je ne suis jamais passé à Moux - pas eu l'occasion. Jusqu'à la semaine dernière. J'étais en famille. Venu de ma Lomagne, pour un jour à La Franqui. Le vent marin, féroce, nous a contraints à rebrousser chemin. Sur la route du retour, je vois Moux et je me dis, tentons le coup. Une chance, Guido est là. Pas de chance, il a du monde à dîner.
Je n'aurai donc pas le plaisir de sa conversation - dommage, car il faut l'écouter parler du millésime, des traitements, de son coin du Languedoc; avec lui, les mots ont un sens, il n'est pas d'ici, il n'a pas été vigneron toute sa vie, il n'enjolive pas.
A défaut, je repars avec deux bouteilles de Mansenoble. Et comme je suis curieux, (vous pouvez appeller ça de l'obsession, ou du professionnalisme) le lendemain, j'en débouche une, le Château Mansenoble 2008.

Un vin sérieux; pas austère, non, mais sérieux; nez très dense, confiture de cassis, garriguette, épices... de la garrigue. En bouche, du cuir, de l'encens, de la fumée, le tout survolant des tannins soyeux mais bien présents; en finale, de la réglisse et un peu de fruit noir vous laissent une plaisante sensation de fraicheur. L'alcool est très bien intégré. Un beau potentiel.
De la belle ouvrage, Guido.

Au fait, amis lecteurs, c'est vous qui vouliez des portraits, non?

08:52 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Languedoc | Tags : vin, corbières, vignoble | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |