29 janvier 2013

Aurel 2008, pour le coeur et pour l'esprit

Lors de la soirée anniversaire des 30 ans des AOC du Languedoc, voici quelques semaines, je n'étais pas trop mal placé à table, entre Sylvain Fadat (Domaine d'Aupilhac, Montpeyroux) et Basile Saint Germain (Domaine Les Aurelles, Pézenas).

Pour rappel, ce dernier, installé à Nizas en 1995, est d'abord passé par Château Latour et par Cognac. Le genre de parcours qui confère un certain recul sur le métier de vigneron.

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Basile Saint Germain

La conversation a roulé comme les galets, sur plein de sujets passionnants - au moins pour nous.

Faut-il miser sur l'AOC ou sur la marque? Quid de la fraude et des "suceurs de roues" qui profitent de la notorité des autres? Que faire de l'agrément? Qu'est-ce que la typicité, quelle place doit-on faire pour l'exception au sein des appellations... etc, etc.

On n'a pas trouvé toutes les réponses, mais on a bien discuté...

Tout ça donne soif, et après une bouteille d'Aupilhac "La Boda 2010" (déjà commentée ici même en novembre), nous sommes passés à la cuvée "Aurel 2008", du Domaine des Aurelles.

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 Aurel 2008

Je n'ai pas été déçu du voyage: le nez, très fin, déborde de petits fruits noirs, de cuir, de sous bois; en bouche, j'ai noté de la résine de pin, des épices douces, pas mal d'ampleur et une finale vigoureuse, toute en tension, sapide, presque saline. Très beau vin, du genre de ceux qui réjouissent le coeur comme l'esprit. Viticulture bio.

Plus d'info: +33 4 67 25 08 34 - www.les-aurelles.com

28 janvier 2013

Quand Cora brade Roche Mazet

Dans son dernier catalogue, Cora (France) a lancé une grosse campagne de communication prix sur les vins et les alcools.

Ainsi, pour le client qui souhaiterait acquérir 18 bouteilles de Roche Mazet, le prix descent à 1,67 € la bouteille. 

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Inutile de vous dire que de telles promos me révulsent - d'une part, je suis contre l'abus de vin ou d'alcool, je préconise une consommation raisonnée; proposer un rabais pour l'achat de 18 bouteilles d'un coup (soit à peu près un tiers de la conosmmation annuelle de vin d'un consommateur français) ne va pas du tout dans ce sens.

D'autre part, de si petits prix sont indécents. Soit il s'agit de revente à perte, soit il s'agit de pressurage du fournisseur - et ne me dites pas que le volume explique tout: si le producteur perd de l'argent sur une bouteille, il en perd encore plus sur 18.

En outre, de telles opérations ravalent le vin au rang de "commodité", de simple boisson. Ce n'est pas la cause que je veux défendre.

Je sais bien que je me bats contre des moulins, mais peu me chaut, mon leitmotiv est inchangé: "consommons moins, consommons mieux. Produisons moins, produisons meilleur".

09:35 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : cora, gd, grande distribution, roc mazet | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |