24 avril 2013

Une filière bio pour l'alcool vinique

 

Communiqué Sud Vin Bio

Les entreprises de la filière alcool, les interprofessions bio du Languedoc-Roussillon (Sud et Bio, Sudvinbio), Coop de France LR, Civambio 66 et les professionnels de la filière des vins doux naturels (VDN) ont uni leurs efforts pour la création d’une filière régionale de production et de distribution d’alcool vinique bio.

C’est un pari réussi de coopération entre les acteurs, qui apporte, avec la participation des organismes de certification, une réponse aux besoins des producteurs de VDN bio de toute la France, moins d’un an après l’entrée en application de la règlementation sur la vinification bio.

En effet, depuis 2012, la réglementation de la vinification bio exige l’utilisation d’ingrédients agricoles biologiques, dont l’alcool vinique pour le mutage des VDN bio (muscat, banyuls...).

Grâce à la mobilisation efficace des acteurs de la filière, 500 hl d’alcool vinique biologique seront donc disponibles pour la campagne 2013, dans des volumes couvrant les besoins et à un prix compatible avec les coûts de production de VDN bio.

Cette collaboration entre professionnels est un bon exemple des réalisations rendues possibles par la structuration des filières bio. La Région Languedoc-Roussillon a soutenu financièrement cette action collective via le contrat de filière « AGIR pour la Bio ».

Les entreprises suivantes sont en mesure de proposer dès à présent de l’alcool vinique certifié bio :

- Groupe Grap’Sud

M. Frédéric Deguilhem : fdeguilhem@grapsud.com, Tél : 04 66 83 21 52

- Sud Languedoc

M. Axel Tapissier : distillerie.ornaisons@wanadoo.fr, Tél : 04 68 27 28 11

- Terroirs Vivants

M. Jacques Frelin : contact@terroirsvivants.com, Tél : 04 67 15 05 60

- UDM (Union des Distilleries de la Méditerranée)

M. Benoit Hornecker: benoit.hornecker@groupeudm.com , Tél : 04 66 90 24 98

CONTACT PRESSE :

Sudvinbio - Valérie Pladeau, Ingénieur conseil qualité-œnologie, 06 68 71 40 05 ou valerie.pladeau@sudvinbio.com

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : bio, vin, alcool vinique | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

06 avril 2013

Où l'on reparle du Mont Tauch

Juste quelques questions relatives à la Cave du Mont Tauch, dont je vous parlais hier, et plus globalement à la coopération.

-Comment les banques ont-elles pu financer sans sourciller les projets de développement quelque peu mégalo de cette cave, dont il s'est rapidement avéré qu'ils ne reposaient pas sur un véritable potentiel. Comment le Crédit Agricole, notamment, qu'on dit tellement en phase avec la base vigneronne, a-t-il pu consentir de telles sommes? Dans le système agricole français, banques, syndicats et coopératives agricoles ne pratiquerainet-ils pas une forme d'inceste financier?

-Que sont devenus les gestionnaires de l'époque - je parle des gestionnaires de la cave, mais aussi ceux de la banque? Quel dommage qu'ils ne soient plus là pour assumer leurs décisions! Même si c'est toujours un peu facile de critiquer après coup, ceux qui paient la casse aujourd'hui ont le droit de se le demander. Les dirigeants et les banquiers de l'époque avient-ils les compétences requises?

-Le fait, pour une coopérative, de se lancer dans le négoce, c'est à dire, de vendre des vins que ses adhérents n'ont pas produits, n'outrepasse-t-il pas sa mission, ses statuts? Même si cela se fait via une société à part. Ne faudrait-il pas, d'ailleurs, empêcher les coopérativces de se doter ainsi de bras commerciaux séparés?

-La masse salariale est-elle une variable d'ajustement  pour les coopératives aussi? Le coopérateur-patron est-il aussi "voyou" que le capitaliste, pour reprendre une rhétorique chère à MM Mélanchon et consorts?

-Il semble que la cave, accablée de dettes, a dû recourir à la vente à perte. N'est-ce pas une distorsion de concurrence?

-Dettes financières, dettes sociales? Qui va payer tout ça? Ou va-t-on simplement effacer l'ardoise?

Ne vous méprennez pas, je suis solidaire de la "base vigneronne", qui n'en peut mais, et je souhaite bonne chance aux salariés de la coopérative, en place ou licenciés, ainsi qu'aux coopérateurs.

vignerons-box.jpg

La "vigneron box" de la cave du Mont Tauch

Pour moi, c'est le vin qui compte, pas la structure juridique du producteur.

La mauvaise gestion n'est d'ailleurs pas l'apanage des seules coopératives, en France. La ccopération peut être viable, et produire bon, comme le prouvent par exemple La Chablisienne ou la Cave de Tain.

Mais l'affaire du Mont Tauch me semble illustrer un système vicié, où plus personne ne semble responsable de rien - jusqu'à ce que d'autres viennent payer l'addition, que ce soit les producteurs ou la collectivité.

 

00:59 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |