21 septembre 2013

Pesticides dans le vin: une enquête de Que Choisir suscite la polémique

Le magazine consumériste Que Choisir? a analysé les pesticides présents dans 92 vins français et publie les résultats dans sa dernière livraison.

Même si les teneurs sont minimes, aucun vin n'est tout à fait épargné. Il n'y a pas de différence notable entre IGP, Vin de France et AOC.

Par contre, les vins bio et bio-dynamiques s'en tirent plutôt bien, à l'image du Cabernet Sauvignon Autrement de Gérard Bertrand - un des vins qui présentent le moins de pesticides (1) et la teneur la plus basse (ex-aequo avec le Languedoc Rosé du Mas Julien (moins d'un microgramme/kg).

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Un des bons élèves de Que Choisir?

 

A titre de comparaison, et pour rester dans la même région Le Corbières Boutenac du Château Ollieux Romaris présente quant à lui une teneur de 250 microgrammes/kg (mais pour une seule molécule de pesticide), tandis que le Chardonnay Pays d'Oc des Vignerons de la Méditerranée présente une teneur totale de 231 mu/Kg, mais avec 10 types de molécules identifiées.

Plus à l'Ouest, à Bordeaux, même la noblesse n'est pas épargnée, puisque le prestigieux Baron de Lestac 2012 présente un taux de 441 mg/Kg. Le vin contenant le plus de pesticides de l'échantillon vient également de Bordeaux: c'est un Graves blanc, de 2011 le Château Roquetaillade-Le-Bernet, qui présente une teneur de 1682 microgrammes/kg. Ce même vin détient le record du nombre de molécules différentes de pesticides identieés, (14) à égalité avec Mouton Cadet 2010.

Ce enquête suscite une certaine émotion dans les milieux vignerons.

D'une part, les plus écologistes y voient la preuve de la justesse de leur engagement; les autres font remarquer qu'aucune limite maximale n'a été fixée pour les résidus contenus dans le vin, produit transformé, contrairement aux fruits et légumes ou à l'eau, par exemple.

La question de savoir si cette diversité de molécules peuvent avoir un effet cumulatif n'est toujours pas tranchée.

Observons par ailleurs que toutes les régions ne sont pas égales face aux pesticides: il semble que plus le climat est sec, et moins on a recours aux pesticides. Il est plus facile d'être bio à Maury qu'à Epernay, à Beaune ou à Bordeaux.

Mais il faut aussi tenir compte de l'attitude de chaque région en termes de rendement.

14:34 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |

20 septembre 2013

Les vendanges de Pierre Gaillard

Voici quelques jours, j'ai eu le plaisir de commenter ici (et surtout, de déguster) un vin de Pierre Gaillard  - son Condrieu.

Aussi, quand j'ai reçu le rapport de vendanges de Michèle Piron Soulat à son sujet, je n'ai pas hésité: publions, publions vite, me suis-je dit, d'autant que ces communiqués, consacrés aux membres du Club Vignobles & Signatures sont très joliment troussés.

 

pierre gaillard,vendanges 2013

C’est en labourant à cheval, à 12 ans, les vignes d’un voisin que Pierre GAILLARD s’est pris de passion pour le vignoble. Les vendangeurs sont conviés sur les pentes de Maleval dans les Côtes du Rhône du nord, au Domaine Madeloc à Banyuls-sur-Mer et au Domaine Cottebrune à Faugères en Languedoc. Dans le sillage de Pierre, toute une famille : Pascale, son épouse, et leurs trois enfants, Élise, Jeanne et Pierre-Antoine. Du Côte Rôtie au Banyuls, les vendangeurs ont le choix de leurs... vacances viticoles !
Quant aux vendanges à la romaine… : nouvelle expérimentation en 2013.
 
Le millésime 2013 ?

Du retard? retour à des vendanges des années 80-90.
 La récolte sur les trois régions de nos différents domaines  s’annonce globalement belle avec un potentiel équilibré. Il faut maintenant que la météo tienne jusqu’au bout. Et c’est là toute la question quel que soit le domaine !
 
C’est au domaine Madeloc (Collioure et Banyuls) que nous avons commencé à couper. Pour l’instant, (enfin) un millésime sans catastrophe climatique ! Hiver froid et pluvieux qui a permis de recharger les nappes phréatiques à sec depuis plusieurs années. Un printemps frais, des pluies régulières (rares dans la région) et donc une croissance constante de la vigne. Un peu de vent et un coup de froid à la floraison, il y a donc quelques secteurs avec de la coulure, mais le Grenache étant assez sensible, cela semble normal. Début d’été chaud, avec des pluies une fois par semaine pour éviter la sécheresse. Depuis juillet, beaucoup d’entrées maritimes et donc des risques de maladies plus accrus, mais le vignoble est fort et résiste bien.
 
Pendant ce temps, les vendanges du domaine Cottebrune (Faugères) se préparent. Cette année tardive nous permet de finir les derniers réglages de notre nouvelle cave à La Liquière dans laquelle nous avons emménagé début mars. Nous avions hâte de commencer les vendanges, le moment tant attendu est arrivé ! Là aussi, pour le moment, malgré quelques secteurs où on constate un petit peu de coulure sur les grenaches, nous sommes contents.
 
Pour la Vallée du Rhône, le domaine le plus tardif devrait voir les vendanges se dérouler sur octobre. Nous étudions toujours les techniques des vins romains et nos expérimentations avec le musée Gallo romain de St Romain en Gal continuent. Cette année nous espérons pouvoir comparer un même vin élevé en dolia et en barrique.
Pour le moment nous portons toute notre attention à la vigne afin de conserver ce potentiel de récolte très prometteur mais soyons prudents ! Si on pouvait continuer sans catastrophe climatique…
 
Plus d'info: http://www.domainespierregaillard.com

00:41 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc, Rhône, Roussillon | Tags : pierre gaillard, vendanges 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |