05 février 2014

Pesticides, le retour: les interdictions toujours pas respectées en Languedoc-Roussillon

C'est l'Agence Régionale de Santé du Languedoc-Roussillon qui le révèle, analyse d'eau potable à l'appui: des pesticides interdits depuis 2003 et 2004 étaient toujours utilisés dans la région en 2012. A savoir, les substances actives de la simazine et du terbuthylazin et leurs métabolites.

L'agence pointe du doigt trois activités agricoles: la viticulture, le maraîchage et l'arboriculture, activités dont la présence coïncide avec celle de pesticides interdits dans l'eau potable du bassin versant.

Selon toute vraisemblance, les produits interdits en France ont continué d'être achetés en Espagne où leur interdiction est plus récente.

Dans d'autres régions de France comme la Bretagne, aucune trace de ces pesticides interdits n'a plus été relevée en 2012.

 

09:13 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc, Midi, Roussillon | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |

11 janvier 2014

Un comité d'agriculteurs revendique le crash d'hélicoptère en Gironde

Un mystérieux "Comité d'actions agricoles" a envoyé au Midi Libre une lettre de revendication pour le crash de l'hélicoptère ayant coûté la vie au directeur du château de la Rivière et à ses nouveaux propriétaires chinois.

Les quelques extraits de cette lettre publiés par le journal font froid dans le dos: "James Grégoire a payé de sa vie d’avoir voulu vendre à un étranger son domaine viticole du château de la Rivière le 19 décembre, dix jours exactement après notre avertissement. L’acheteur chinois Lam Kok a aussi payé de sa vie (...)".  "Ceux qui vendent à des étrangers, les intermédiaires et les acheteurs étrangers doivent s’attendre à finir au fond d’une rivière ou six pieds sous terre ! Ça brûlera ou ça sautera s’il le faut."

Les signataires (si l'on peut appeler ainsi ceux qui se cachent derrière un sigle inconnu) n'ont pas été identifiés; tout juste peut-on logiquement les situer dans la mouvance occitane, la lettre (postée des environs de Montpellier) portant le slogan "Volem viure al pais". Pour autant que ces indices n'aient pas volontairement été laissés pour égarer les enquêteurs.

Que ce comité existe ou non, l'acte qu'il revendique paraît tellement disproportionné par rapport à ce qu'il reproche aux victimes du crash qu'on a du mal à le prendre au sérieux. A moins qu'il ne s'agisse d'un leurre. Veut-on noyer le poisson? Il y aurait-il eu un chantage? Ou bien ce Comité cherche-t-il seulement à se faire une publicité (très malsaine) grâce à cette lettre?

Dans tout les cas de figure, le mot obscène est celui qui me paraît le plus adapté. Quelle que soit la cause que ce comité prétend défendre, il la salit.

Quant à la question de savoir s'il faut ou non encadrer, voire empêcher les ventes de biens agricoles aux investisseurs étrangers, elle est tellement rétrograde qu'elle ne mérite pas le débat. Autant demander si notre agriculture doit ou non pouvoir exporter sa production.

08:57 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Tags : crash hélicoptère; château de la rivière | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |