20 juin 2016

Cépages résistants: la colombette fait école

Reçu ce jour ce communiqué porteur d'espoir, en ces temps où la vigne se retrouve parfois au banc des accusés...

Vincent Pugibet, vigneron au Domaine La Colombette et Président de PIWI France a parrainé le 30 mai dernier, la plantation d'une vigne pédagogique à l'Institut Clorivière, Paris 12e

Culture stigmatisée pour sa dépendance aux pesticides, planter de la vigne au sein d'une école est hautement symbolique. Vincent Pugibet, vigneron languedocien iconoclaste  est monté au cœur de la capitale pour relever le défi « ZERO PESTICIDE ». Un challenge bien supérieur au plan Ecophyto jugé pourtant irréaliste et même au-delà du Bio dépendant au cuivre et au soufre.

Ce pionnier cultive sur son domaine La Colombette 40 ha de nouveaux cépages naturellement résistants aux principales maladies de la vigne. En collaboration avec divers passionnés, ils ont replongé au cœur de la «vinodiversité», afin de croiser les cépages les plus nobles, avec des variétés sauvages voire oubliées. Depuis 10 ans, ces vignes reçoivent exclusivement soleil et eau de pluie. Leurs vins, riches en vitalité, brillent dans les concours internationaux.

Malgré les barrières administratives, ces cépages séduisent les vignerons jusqu'au cœur des plus prestigieuses appellations françaises. Pour promouvoir cette viticulture moderne et durable, l'association PIWI International est née, Vincent Pugibet en préside l'émanation française. Cette plantation sur Paris est une chance d'interpeller le grand public et sensibiliser la nouvelle génération.

La viticulture, souvent mis au rang de cancre environnemental, brigue à présent la place de premier de la classe !

Plus d'info: www.lacolombette.fr

17:15 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

03 juin 2016

Anne de Joyeuse

La cave Anne de Joyeuse est née en 1929 avec l’ambition, déjà, de produire de grands rouges à Limoux – ceux-là même que le bon Docteur Guyot vantait déjà dans les années 1860.
Mission accomplie… Et pas seulement en rouge, d’ailleurs.

Anne de Joyeuse , c’est «l’autre» coopérative de Limoux – ses locaux ne se trouvent d’ailleurs pas très loin de ceux de Sieur d’Arques. Mais si cette dernière s’est fait une spécialité – et une notoriété – dans la bulle, Anne de Joyeuse et ses 300 membres ont misé sur les vins tranquilles, qu’ils soient d’AOP Limoux ou d’IGP.

Chez IVV, avons dégusté une quinzaine de ses produits. En commençant par la gamme de base, Camas, dont nous avons apprécié le Chardonnay.

Camas Chardonnay 2015

2014_04_20_MDV2_00021Un bon coup à boire, camomille, pomme, zan au nez; la bouche fluide mais assez grasse finit sur le laurier, avec une pointe de sucrosité (au moins apparente). La preuve liquide que le Chardonnay a toute sa place à Limoux, et que le variétal n’est pas un gros mot.

Mais c’est avec les deux vins du «Terroir des Dinosaures» que nous avons eu nos premiers grands frissons. Le nom de cette gamme ne doit rien au hasard: ces vins sont issu de la Haute Vallée de l’Aude; et plus précisément, des argiles rouges du Crétacé, sur base d’éboulis calcaires, où il n’est pas rare de trouve des œufs de dinosaures vieux de 70 millions d’années…

Ampelosaurus Chardonnay 2015

garguantavisVoilà un vin qu’il convient d’aérer ; un peu de patience, et déboule des fourrés, non pas une sorte de diplodocus à plaques osseuses, mais de jolies notes d’acacia, un bois bien dosé, en bouche rafraîchie par du jus de réglisse. Le genre de vin qui appelle le deuxième verre.
Sélection de parcelles d’altitude. Tri sur tapis. Eraflage.

 

Les commentaires des autres vins sélectionnés sont visibles sur le site d'In Vino Veritas

 

12:45 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |