30 janvier 2010

Georges Frêche, apôtre du Bio

Georges Frêche est actuellement dans l'actualité pour des raisons qu'il ne m'appartient guère de juger ici. Mais en début de semaine, il a fait son "boulot" de Président de Région au Salon Millésime Bio de Montpellier. Il s'y est déclaré nettement en faveur du bio. Conviction ou sens politique? L'avenir le dira... Citons M. Septimanie:

“Ce salon est un succès tout simplement parce que l’avenir de l’agriculture de la région, c’est vous! Le bio, c'est évident. 20 ans, on ne dira plus l’agriculture biologique. On dira l’agriculture tout court et ils seront tous à 100% Bio !

Il faut être intelligent pour survivre. C’est pourquoi on finance les exploitations qui veulent passer en bio. Plus de 6 Millions et demi d’euros. On a aussi avec Sud de France export mis en place les conventions d’affaires avec des acheteurs internationaux. On installe la viticulture bio en Chine ! Le développement est fulgurant.
Mais on finance aussi la recherche sur les jus de fruit. On doit trouver autre chose que le jus d’orange qui vient d’ailleurs. On doit faire du jus de raisin moins sucré. Dans 2 ans, tous les lycées de la région auront une cantine bio!

Moi, je dis toujours : demain, j’ai 20 ans ! Faut regarder l’avenir. Le passé c’est le passé, c’est fini, ca ne m’intéresse plus. Et bien l’agriculture biologique, c’est l’avenir !
Avec le projet Aqua Domitia, on va amener 1% de l’eau du Rhône jusque partout dans la région et ce sera la première région à se protéger de la variation d’approvisionnement en eau.
Avec le goutte à goutte, on sauvera la viticulture.
Parce que la vigne c’est elle qui fait la beauté de la région. Aider la vigne c’est aider les viticulteurs et ceux qui veulent faire du tourisme."

00:18 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

28 janvier 2010

Réquisitoire musclé au procès du faux pinot

Au procès du faux pinot livré par Sieur D'Arques à Gallo, le parquet requiert des peines de prison pour les fournisseurs mais une amende de 180.000 euros contre Sieur d'Arques.

La polémique sur la définition du pinot - ligne de défense assez absurde tenue par les avocats de Sieur d'Arques - a fait long feu, la réalité de la fraude a été admise par tous les acteurs. Sauf Sieur d'Arques.

Les patrons de la coopérative nient avoir été au courant de la fraude, bien que des documents fournis par une ancienne oenologue l'attestent.

Je me demande ce qui serait le pire.

Qu'ils aient su que les quantités qu'ils livraient à Gallo étaient trop importantes pour que ce soit du pinot noir? Ce qui constituerait une fraude.

Ou qu'ils ne l'aient pas su? Ce qui constituerait un aveu de mauvaise gestion, et de méconnaissance de la production locale...

Rendu du jugement à la mi février.

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |