07 avril 2016

Vins espagnols déversés sur l'autoroute

Lundi dernier, des membres du Syndicat des Vignerons de l'Aude ont déversé le vin de deux camions-citerne espagnols sur l'autoroute, au Boulou.

Ils entendaient ainsi protester contre l'écart de prix entre les vins espagnols et français (32 euros l'hecto d'un côté, 78 de l'autre); l'action devrait se poursuivre, selon le président de ce syndicat, qui dénonce une concurrence déloyale et constate que les importations de vin espagnols en France ont explosé en 2015, atteignant 5,6 millions d'hectolitres.

Deux questions à ce propos:

-comment expliquer le différentiel des prix (on parle de vins de base, pas d'AOC prestigieuses), alors qu'habituellement, les rendements moyens à l'hectare  sont plus bas en Espagne qu'en France, et que la distance renchérit leurs coûts de transport. Quels sont les autres postes qui permettent aux Espagnols de vendre si bon marché?

- que se passe t-il pour les propriétaires du vin déversé - s'agit-il d'ailleurs de l'expéditeur, ou du destinataire? Il y a-t-il indemnisation? Et quelles sont les sanctions pour les déverseurs? L'Europe ne garantit-elle pas la libre circulation des marchandises?

Et une question subsidiaire: comment réagiraient les vignerons audois si un jour, des concurrents belges (des brasseurs, par exemple) déversaient leurs citernes sur l'autoroute?

 

 

 

00:12 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, France, Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

27 janvier 2016

Pas de crise pour Millésime Bio 2016

Avec plus de 4.500 visiteurs uniques, et malgré un contexte difficile, la 23ème édition de Millésime Bio a confirmé l'attractivité de ce salon, notamment auprès des étrangers, qui représentent à présent plus de 25% des visiteurs.

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Les Belges, les Néerlandais, les Allemands et les Scandinaves sont les plus représentés.

Côté exposants, 873 entreprises de 14 pays étaient au rendez-vous. 

Plus d'info: Sudvinbio