30 mars 2010

Toques & Clochers (Suite)

476900 euros. C'est le chiffre atteint par la vente aux enchères de Toques et Clochers, avant-hier, à Limoux. Un chiffre en hausse de 10% par rapport à l'an dernier, ce qui, en temps de crise, n'est pas à dédaigner.

Il y a sans doute l'effet millésime (2009 s'annonce comme une grande année, avec des vins à la fois riches et pleins de vivacité); mais l'embellie est aussi la marque de la confiance des marchands, des clubs de vin et des restaurateurs qui vont mettre les vins à leur carte. Pas si anodin, pour des "petits blancs du Sud"; qui plus est, de coopérative...

Limoux1

La vente aux enchères 2010 va commencer (photo H. Lalau)

Deux restaurateurs triplement étoilés étaient présents à Limoux; un Italien, Massimiiiano Alajmo (qui a maintenant sa "borne" souvenir au Château de Flandry) et Gilles Gougeon, le nouveau 3 Etoiles audois. Le premier a été mis à rude épreuve, puisque lui et sa brigade ont préparé le dîner de clôture pour... 800 convives! "Examen" globalement réussi.

Cette année, 108 barriques étaient mises en vente, dont 102 de blanc. Le record de la vente: deux fûts de "La Serpent", un "Clocher" blanc du terroir de la Haute Vallée - le vin d'André Cavaillès. Deux fûts adjugés à 6.400 euros pièce, le premier au sommelier des restaurants Ducasse, Gérard Margeon, et le second à la société Baron Philippe de Rothschild.

Toques

L'allée des Chefs, au Château de Flandry

Toques et Clochers, qui en est cette année à sa 21ème édition, constitue un événement majeur pour les coopérateurs de Limoux, et au-delà, pour la viticulture locale et pour le Limouxin. Alain Gayda, le Directeur général de Sieur d'Arques, et Pierre Minc, son président, ont tenu a rendre hommage à Jean-Pierre Cathala, cheville ouvrière de l'opération, disparu en avril 2009.

Celle-ci jette sur Sieur d'Arques une lumière beaucoup plus favorable que la trop fameuse affaire du pinot noir. Toques & Clochers rappelle, et ce n'est sans doute pas inutile, que la coopérative de Limoux élabore des vins de très belle facture, de véritables vins d'auteur, et qu'elle cimente un bassin de production original. Dans un tel contexte, la fraude paraît incongrue. On en reparlera.

06:46 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

29 mars 2010

Couiza en fête

Je rentre tout juste de Limoux, de Toques et Clochers; j'ai encore du chardonnay, de la musique, de l'accent du Midi et de la convialité plein la tête.

Et parce que Toques est Clochers est aussi une fête, je vous livre ce petit texte d'ambiance;  je l'ai écrit sur le vif, samedi, le soir de mon arrivée, un verre à la main, l'ipod dans l'autre...

Couiza

Sentez moi ce Terroir Océanique...

 

Dans les rues de Couiza, ça swingue, ça rocke et ça goûte; premier arrêt au son des flonflons, sur une placette, au stand du Terroir d'Autan, pour goûter un chardonnay qui tient bien en bouche, le genre d'assemblage solide qui offre pas pas mal de gras; du bois mais des fleurs blanches aussi - la fête commence bien.

Un peu plus loin, le Terroir Méditerranéen présente pas mal d'agrumes au nez, mais il est aussi plus mou...

Sans transition, je passe au Terroir Océanique; plus "crispy", plus vif, un peu beurré mais précis. Belle longueur, quelques notes salines en finale, on en redemande...

D'ailleurs, on se presse devant le stand. Quant à celui de la Première Bulle, il est  pris d'assaut. Des sérieux en bérêt, des loufouques en baskets, des rockers, des mamys, des blaireaux, des bikers, des traine-savates, des néo-ruraux tondeurs de chèvres, des jeunes oisifs en survet', d'autres en pantalon taille basse et chaussures délacées, des skinheads et des minettes de tout calibre.

Si ce genre de fête peut contribuer à faire mieux connaître le vin aux jeunes, pas dans l'excès, mais dans l'appréciation, alors oui, ça n'est pas inutile...

Ici Couiza, à vous Cognacq-Jay.

 

20:57 Écrit par Hervé Lalau dans Languedoc | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |