19 décembre 2017

Elixir d'Oc

Elixir. Du vieil arabe Al iksir, « pierre philosophale » ou « médicament », via le portugais. Tout un programme ! Mais cette cuvée tient le défi ; assemblant Syrah, grenache et cabernet sauvignon, c’est un peu la quintessence de l’esprit Pays d’OC : «less rules, more wine !». Et de la production de La Condamine-Bertrand.

Ce 2015 est dense, mais sans excès. La souplesse du grenache se marie bien aux aspérités du cabernet, et les notes florales et le petit côté sauvage de la syrah amènent un je ne sais quoi de polisson dans ce vin qui sans elle, serait peut-être trop sage, voire austère.
La Condamine Bertrand est un domaine de 70 ha situé à Paulhan, un joli village tout en rond entre Pézenas et Clermont-L’Hérault. Depuis 1979, ce sont Bernard et Marie-Josèphe Jany qui sont aux commandes de ce domaine qui englobe un château du 17ème et dont les vignes (17 cépages, en tout) s’étagent sur des terrasses du Villafranchien. La production se répartit entre AOP Languedoc (générique ou Pézenas) et IGP Pays d’Oc, mais comme on le constate avec ce vin, cette dernière dénomination n’a pas du tout à rougir de la comparaison.


chateau.condamineber@free.fr

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

09 décembre 2017

Où s’arrête le Languedoc ?

La question a l’air bête, mais il me revient que certains vignerons du Tarn aimeraient bien faire partie de la famille languedocienne.

Aujourd’hui, seuls 4 départements viticoles ont cet honneur: l’Hérault, l’Aude et le Gard, bien sûr, mais aussi les Pyrénées-Orientales, dont pourtant, la plus grande partie n’est pas languedocienne, mais roussillonnaise.

Et si l’on s’intéresse à une histoire un peu plus ancienne que celles de ces nouvelles féodalités républicaines que sont les «régions de programme», on s’aperçoit que le Languedoc historique était beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui.

Outre sa définition actuelle, il englobait le Vivarais (l’Ardèche), le Velay (la moitié sud de la Haute-Loire), l’Albigeois (soit tout le Tarn actuel), sans oublier une bonne partie de la Haute-Garonne (y compris Toulouse), et petit bout du Tarn-et-Garonne et de l’Ariège.

 

LanguedocHisto.jpg

La province du Languedoc sous l'Ancien régime (les départements indiqués sont postérieurs)

Ce Languedoc de l’Ancien régime avait d’ailleurs Toulouse pour capitale officielle, au moins jusqu’au 18ème, moment où Montpellier, ville jugée moins frondeuse par le pouvoir royal, commença à lui contester cette suprématie.

La Province du Languedoc était divisée en deux généralités, celle de Toulouse et celle de Montpellier.

 

17:32 Écrit par Hervé Lalau dans France, Languedoc, Midi | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |