27 août 2008

Où l'on reparle du Brunello

Je lis sur le blog de mon ami Franco Ziliani, toujours très bien informé, que le grand producteur piémontais Angelo Gaja propose une solution d'avenir à la crise du Brunello. A savoir, que les gros producteurs qui ne peuvent pas faire du 100% sangiovese soient autorisés à ajouter d'autres cépages, pour autant que ce soit mis sur l'étiquette. Il y aurait donc les Brunellos artisanaux 100% sangiovese et les autres.

Sûr que cette idée va intéresser les gros producteurs. Mais avec tout le respect que je dois à M. Gaja, je pense que ce serait introduire encore un peu plus de confusion dans l'esprit des consommateurs déjà passablement désorientés.

Si l'on veut donner la possibilité aux gros producteurs de faire à leur guise en ce qui concerne les cépages, alors le vin ne peut plus, ne doit plus s'appeller Brunello di Montalcino.

Pourquoi pas Sant’Antimo, qui couvre toute la zone du Brunello, et qui permet déjà d’utiliser les cépages bordelais ? A défaut, il y a aussi l’IGT  Toscana – elle a été faite pour ça, pas vrai? On veut plus de souplesse? Les formules "souples" existent déjà. Mais il ne faut pas confondre souplesse et laxisme.

A mon sens, le Brunello, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, doit rester le Brunello.
Changer les règles maintenant serait comme donner une prime aux tricheurs, de surcroît!


Au fait, Angelo Gaja est présent en Toscane. A Montalcino, avec Gaja Rennina, où il produit du Brunello. Mais aussi dans la Maremma, avec le domaine Cà Marcanda; là-bas, il a donc choisi de faire du vin avec les cépages qu'il veut (notamment du merlot et de la syrah). Il est  d’ailleurs bien situé, entre Sassicaia et Ornellaia, rien de moins.
Mieux, sa cuvée «Promis», produite jusqu’ici à Montalcino, a été «rapatriée» à Cà Marcanda.

11:41 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

19 août 2008

Brunellogate (again)

Ceux qui s'intéressent aux vins italiens en général, et au Brunello en particulier, pourront se rendre le site www.vinowire.it. Ils y liront un très bon papier de Monty Waldin paru initialement chez Jancis Robinson.

Attention: âmes sensibles (ou trop naïves) s'abstenir!

14:01 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |