28 février 2016

Un Pinot Grigio signé Col D'Orcia

Le Pinot Gris peut revêtir des expressions bien différentes en fonction des endroits; là où, en France, on le connaît le mieux, c'est à dire en Alsace, il est généralement opulent; mais en Italie, notamment au Nord de la Botte, dans le Trentin, il se montre plus léger, plus facile.

Celui que je vous présente aujourd'hui se situe un peu entre les deux: il vient de Toscane, d'un élaborateur qui n'a plus à faire ses preuves en rouge - c'est Col d'Orcia (aujourd'hui complètement bio), mais qui peut encore surprendre, la preuve, avec ce Pinot Grigio 2015 à la fois nerveux et floral (tilleul, herbe coupée), fruité (poire et pomme verte) et qui présente aussi une belle amertume.

La deuxième gorgée (qui vient vite) révèle une complexité insoupçonnée -  du miel, par exemple, un peu de gras, mais surtout beaucoup de fraîcheur, de vivacité, d'allégresse.

 

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Sant Antimo est la dénomination italienne qui permet aux producteurs de Montalcino d'élaborer du blanc, mais aussi d'autres rouges que ceux de sangiovese, alias brunello. Elle partage d'ailleurs la même aire que le Rosso et le Brunello di Montalcino.

Une solution élégante, n'est-ce pas, pour éviter toute confusion dans l'esprit des consommateurs...

 

Plus d'info: Col d'Orcia

00:19 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

11 février 2016

Mort du père de Tignanello, de Solaia et de Sassicaia

Le créateur de Sassicaia, Tignanello et Solaia (entre autres), Giacomo Tachis, est décédé ce samedi à l'âge de 82 ans.

Oenologue en chef du groupe Antinori pendant plus de 20 ans, il a également consulté pour la Tenuta San Guido, pour l'Institut des vins de Sicile et pour Argiolas, notamment.

Tachis aura été un des grands initiateurs du renouveau des vins italiens, dès les années 1970, notamment via le développement des cépages bordelais, illustré par la création des Supertoscans.

On notera cependant son double souci de ne pas trop marquer les vins par le bois, et de ne pas trop leur enlever leur italianité, même si le développement des marchés extérieurs (notamment américain) poussait les vinificateurs à penser de plus en plus en terme de goût international.

12:16 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |