19 avril 2011

L'Italie en vedette à Vinexpo

Je ne serai pas à Vinexpo cette année car je pars dans les Pouilles avec mon copain Franco Ziliani pour le concours Racidi, quelques jours auparavant.

Notez que j'aurais pu y déguster bon nombre de vins italiens, puisque le cabinet Hopscotch me précise que l'Italie sera le deuxième pays le plus représenté à Vinexpo derrière la France, avec plus de 4 800 m² de surface réservée (soit 20% de plus qu'en 2009 !).

Trois régions seront tout particilièrement mises en vedette: la Sicile (440 m²), la Campanie et la Toscane (qui tiendra un restaurant sur le thème des accords mets et vins de la région).

Sans compter que l'espace de dégustation, nouveauté 2011 du salon, fera la part belle aux vins de la Botte.

Plus d'info: http://www.vinexpo.com/fr/visiter/programme/

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, Europe, Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

24 mars 2011

Boire et vivre à l'Italienne

Sur son blog Vino al Vino, mon ami Franco Ziliani soulève un nouveau lièvre. Alors que la consommation de vin n'arrête pas de chuter dans la Botte, les grands producteurs se disent confiants, grâce à la force de leurs exportations.

Pour moi, c'est un raisonnement qui peut se tenir à court terme, mais pas au-delà.

Comment les consommateurs étrangers pourront-ils continuer à voir l’Italie comme le pays du bon vin (et du bon vivre) si les Italiens eux-même ne boivent plus de vin? Le problème est le même en France, d’ailleurs.

vinocom.jpgLe vin italien... et le reste (photo Vinocom)

Ce que les étrangers achètent, quand ils choisissent un Chianti ou un Montepulciano d’Abruzzo, ce n’est pas seulement du vin, c’est le pays, sa culture, son imaginaire. Ils deviennent Italiens pour une heure, ils reparlent de leur voyage à Rome ou à Florence, ils essaient à nouveau la fameuse recette de risotto porcini de Mme Pantani, la voisine qui a bien connu le père d’Adamo. Et ils la ratent une fois le plus, parce que ce n’est pas le bon riz, et pas les bons porcini, mais qu’importe, puisque dans leur rêve, c’est la même chose.

Pour maintenir la force de ce rêve, il est vital que les Italiens restent crédibles et qu’ils continuent eux-mêmes à boire les vins qu’ils nous proposent. Sinon, autant boire de l’eau – quitte à ce que ce soit de la Sanpellegrino.

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |