16 février 2012

"La qualité, c'est ce qui plaît"

Je rebondis sur unes des récentes déclarations d'Enzo Rivella, dont je vous entretenais hier.

"La qualité, c'est ce qui plaît", a déclaré le Président du Consorzio de Montalcino. Ne vous y trompez pas, il n'a pas voulu dire que c'est la qualité qui plaît; il a juste donné sa définition de la qualité. Pour faire court, c'est ce qui se vend. Vous saisissez la nuance.

Voila en tout cas qui devrait ouvrir de nouveaux horizons à toutes les AOP européennes. Foin de tous les réglements, de tous les zonages, de toutes les scléroses, puisque c'est uniquement le résultat qui compte. Entendre ans la bouche d'un Italien cette vieille antienne anglo-saxonne, l'expression d'un marketing de la demande dont même les Australiens et les Néo-Zélandais sont revenus (ils réclament maintenant la protection des AOP!) ne manque vraiment pas de sel.

Reste à savoir à qui la qualité plaît, bien sûr, à quel niveau de prix, à quelle partie de la clientèle potentielle, italienne, américaine, universelle... Il y aurait-il donc plusieurs types de qualité?

Coca-Cola-Art.jpg

Introducing... the Rivella-Cola

Mais en supprimant allégrement tous les disciplinares, tous les cahiers de charges, en utilisant au maximum les possibilités de la chimie moderne, on devrait pouvoir parvenir à un vin qui plaise à tout le monde, la quintessence de l'esprit rivellien, son ultime aboutissement. La qualité pour tous.

Ce serait comme une sorte de Coca-Cola du vin. Le Rivella-Cola.

Je caricature, bien sûr. Mais ce n'est pas moi qui ai commencé, M. Rivella...

00:02 Écrit par Hervé Lalau dans Italie, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

15 février 2012

Pour Ezio Rivella, "la tradition est un boulet"

Invité à un colloque dans le Piémont pour porter la bonne parole des grands vins italiens, et notamment de Montalcino, dont il préside le Consorzion, Ezio Rivello a surpris son auditoire, avec quelques phrases dont il a le secret.

Florilège:

«La tradition est un boulet, elle ne doit servir que de point d'ancrage historique».

«La qualité, c'est ce qui plaît".

"Celui qui vend a raison. Celui qui ne vend pas n'a rien à enseigner".

Mais que faut-il penser, alors, de la baisse des ventes du Brunello observée suite à la révélation des fraudes à l'assemblage - fraudes pourtant censées permettre d'élaborer des vins plus faciles à vendre?"

Pour le Signore Rivella, "Tout ça ne sont que des élucubrations de journalistes qui se masturbent".

Et es blogueurs? Pour lui, "Ils se sont enflammés d'eux-mêmes et ils soutiennent les incompétents". 

Me voici habillé pour l'hiver, dans la double capacité de journaliste et de blogueur.

rivella, Montalcino

Mon ami Franco Ziliani, lui, se demande si tous les vignerons de Montalcino partagent les analyses de leur Président...

Pas évident, à voir comme ils ont rejetté ses derniers projets.  Pas sûr, dès lors, qu'il doive en rajouter, les incommoder encore plus en haranguant les foules...

A se demander si Montalcino ne s'est pas trompé de Président...

Pour en savoir plus: ICI, ICI et ICI

 

 

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Tags : rivella, montalcino | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |