06 juin 2012

Où sont les rosés italiens?

Mon ami Franco Ziliani s'étonne du peu de cas que la presse vineuse en général, et la presse anglophone en particulier, fait des rosés italiens, notamment des Pouilles.

C'est ICI

Ayant assisté à Radici del Sud 2011, avec Jancis Robinson, je peux témoigner


1° de la qualité des rosés des Pouilles.
2° du fait que Jancis a été réellement séduite par les vins de la région - et son déplacement, pour présider l'événement, elle qui a bien d'autres invitations, prouve son intérêt et son goût de la découverte.

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Moi qui vis en Belgique et ai la chance de pouvoir déguster pas mal de vins italiens, même des Pouilles, parce qu'on en trouve facilement dans la restauration italienne et dans les supermarchés (à des prix trop bas, mais c'est une autre histoire), je constate comme Franco que les rosés sont les parents pauvres, les laissés pour compte. C'est très dommage.

Le rosé connaît un essor énorme sur notre marché mais les Italiens sont à la traine des Français ou des Espagnols, ou même des Australiens dans ce domaine.

Rien que sur les deux dernières semaines, j'ai reçu à déguster deux grands rouges de Montalcino et un blanc de Toscane. Un rosé du Roussillon. Deux rosés de la Loire. Mais je n'ai jamais à ce jour reçu un seul échantillon de rosé des Pouilles ou de Campanie. Idem chez In Vino Veritas, la revue pour laquelle je travaille. C'est comme si les producteurs et leurs importateurs avaient honte de nous les proposer!

Pourtant, la qualité est excellente, il y a une véritable typicité dans les meilleurs produits, notamment grâce à des cépages adaptés; un étonnant équilibre rondeur alcool vivacité, pour des vins si méridionaux; des couleurs appétissantes; last but not least, les prix sont intéressants.

Alors, perqué?

00:08 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Italie | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |

29 mai 2012

Bientôt une DOC Sicilia, la plus grande d'Italie

On croyait que l'IGT Sicilia suffisait aux producteurs de la plus grande île de Méditerranée, mais voila qu'ils réclament la DOC (AOP). Antonio Rallo, leur président, évoque une "meilleure valorisation", "des synergies" et "un accès plus commode aux fonds européens".

N'empêche, comme le fait remarquer mon ami Franco Ziliani, à nouveau en pointe dans ce dossier, le cahier des charges de la nouvelle AOPP ne semble pas très rigoureux.

Son article un prévoit que tous types de vins pourront revendiquer l'appellation; son article deux prévoit une liste de cépages quasi-illimitée. Enfin, son article trois "circonscrit" la zone de production... à toute la Sicile. Soit 25.700 km2. A peu de chose près la surface de la Belgique.


06:38 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |