27 juin 2012

Ezio Rivella démissionne de la présidence du Consorzio del Brunello di Montalcino

Ezio Rivella, dont le passage à la tête de l'institution aura été diversement apprécié, a démissionné de son mandat de président du Consorzio del Brunello di Montalcino.

Il est remplacé à ce poste par Fabrizio Bindocci, qui a occupé la vice-présidence voici quelques années.

Ce dernier a déclaré d'emblée qu'il se plaçait dans une optique de "continuité" par rapport à son prédécesseur.

Ceux qui, comme moi, ont regretté les efforts répétés de M. Rivella pour assouplir les règles du Brunello, puis du Rosso di Montalcino (voir ICI), au grand dam de la majorité des producteurs, espèrent qu'il ne s'agit que d'une formule de politesse envers le partant.

M. Rivella pourrait peut-être briguer la présidence de la future DOC Sicilia? Pour quelqu'un qui mesure la qualité selon le potentiel commercial, il y a là un beau défi...

01:13 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

19 juin 2012

Chianti Top DOCG-TDI

Révisons nos classiques italiens.

Il y a le Chianti simple. Le Chianti avec nom de sous-région, comme le Chianti Colli Senesi. Le Chianti Classico, au coeur de l'aire historique d'appellation. Le Chianti Classico Riserva (pour les vins d'élevage long).

Comme ce n'est pas encore assez compliqué (il n'y a pas que la France qui aime la complicazione), il y aura bientôt une catégorie encore supérieure - enfin, sur le papier. Comme un pyramidon tout en haut de la pyramide. Ne lui manque plus qu'un nom. Je propose Chianti Top. Ce serait marrant. Ou alors, Chianti Rigolo.

Chianti.jpg

Le Chianti au soleil couchant - Photo (c) H. Lalau.


Rigolotes, les règles qu'on veut appliquer à cette nouvelle catégorie le sont beaucoup moins.

Ses supporters veulent que seules des cuvées produites avec des raisins d'un seul domaine ("single vineyard") soient acceptées - bref, pas de négociants à bord. Et puis, pour faire bonne mesure, les vins devront reposer au moins 3 mois en bouteille. Et ils ne pourront pas être mis en marché avant 30 mois.

S'il suffisait de respecter ces règles pour faire un bon vin!

Je connais pas mal de tocards qui rentrent dans ces normes. Je pense notamment à tous les vins qui ne trouvent pas preneur avant 30 mois. Et à tous ceux qui boisent inconsidérément leurs cuvées.

Tant qu'à faire dans le superflu, je propose d'ajouter quelques contraintes encore plus ridicules:

-Bouchage de liège portugais.

-Vendange manuelle par des vendangeurs toscans depuis 2 générations au moins.

-La taille du mot Chianti sur l'étiquette ne pourra pas être inférieure à 2,23% de la surface totale de l'éiquette, exprimée en mm2.

A ce prix, le "Chianti Top" sera non seulement Contrôlé, Garanti et Totalement Dénué d'Intérêt.

00:16 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |