01 août 2013

Amaro Nonino Quintessencia

Nonino donne à l’Amaro, cette liqueur si typiquement italienne, ses lettres de noblesse.

C’est que la maison friouline utilise comme base, non de l’alcool neutre, mais de la grappa de qualité, distillée à partir de vins de ribolla gialla, de traminer et de verduzzo.

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Ajoutez à cela des herbes de toutes sortes, notamment alpines, patiemment infusées, et vous obtenez un produit très particulier.

Un nez énorme, d’abord, qui évoque le zeste d’orange, le quinquina, la gentiane, le génépi. Une bouche très ardente, ensuite, où l’amertume et les épices le disputent à la sucrosité – c’est inhabituel, mais on s’y fait vite, et même, on en redemande.

Ce n’est ni pâteux, ni anesthésiant, la grappa se rappelle à votre bon souvenir, et le bitter vous réveille la bouche de ses notes de rhubarbe, d’artichaut et de réglisse.

Peut se consommer aussi bien en apéritif qu’en digestif.  Attention, tout de même, cette quintessence titre 35% d’alcool...

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

01 juillet 2013

Brunello di Montalcino Tiezzi 2006

Samedi soir, mon confrère Marc Vanhellemont, recevait quelques amis dont j'avais le plaisir de faire partie.

Une occasion pour lui de nous faire déguster quelques raretés. Le joli Champagne de Pinot blanc de Pierre Gerbais. Le cinglant Palo Cortado de chez Lustau. Le déroutant chardonnay provençal de Revelette. Le saroureux rosé de Puech Haut, l'onctueux Madeira Verdelho de Justino...

Mais le vin qui m'aura le plus marqué, ce soir-là, était italien. Et curieusement, il est issu d'une appellation qui est loin d'être ma favorite, à savoir Brunello di Montalcino.

Des vins qui, par leur mode d'élevage très long, leur côté souvent décharné, me déçoivent souvent.

Mais ce Tiezzi 2006 "Vigna Soccorso" nous jouait une tout autre partition...

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Du petit fruit noir au nez, très frais, étonnamment jeune - prunelle, mûre, framboise, une faîcheur inattendue - une acidité quasi-piémontaise, une bouche fumée, mais pas brûlée, la texture suave de tannins polis par le foudre, (42 mois, tout de même) mais ni toastés, ni vanillés. Une étonnante fluidité, à l'opposé de l'extraction forcenée de bien des Toscans, super ou pas - vous l'avez compris, si je dois sauver un seul Brunello, un seul Sangiovese, ce sera celui-là.

 

Plus d'info: http://www.tiezzivini.it

00:07 Écrit par Hervé Lalau dans Italie | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |