10 septembre 2013

Un Tokay de Madagascar

J'aime les cavistes et les restaurateurs qui prennent des risques.

Certains proposent des vins de petits crus confidentiels - Côtes du Brulhois, Côtes de Toul, Palette, Saussignac. Certains, même, osent proposer des vins hors Hexagone. En Belgique et en Suisse, c'est courant. Mais en France, c'est encore assez rare, sauf peut-être dans les établissement à thème - pizzerias, couscousseries, restaus libanais, etc...

A ce propos, c'est drôle que les même Français que l'on dit hermétiques aux vins étrangers, au point d'en proposer si peu dans les supermarchés, acceptent de boire du Boulaouane, du Sidi Brahim, du Valpolicella ou du Chianti dès qu'ils ont passé la porte d'un restau... mais bon.

Certains établissements se décarcassent vraiment: témoin celui-ci, qui propose du vin de Madagascar. Et pas n'importe lequel: du Tokay.

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Là, je tique. Déjà, je ne savais pas que l'on faisait du vin sur cette Grande Ile de l'océan Indien. Mais du Tokay!

Renseignements pris, il s'agit juste d'une erreur. Amusante, d'ailleurs.

En langue hongroise, Hongrie se dit Magyarország. Ce que l'auteur de cette carte des vins a pris pour une orthographe fautive de Madagascar.

Le diable est dans les détails. Et pour la petite histoire, Puttonyos (hottes) n'est pas la région ou le cru, mais une indication importante en matière de richesse et de sucrosité. Normalement, la mention est précédée d'un chiffre (de 3 à 6). Mais on n'en est plus à ça près...

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00:18 Écrit par Hervé Lalau dans France, Hongrie | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

12 décembre 2012

Droits de plantation: comment ça marche

France Agrimer explique le processus d'attribution de la Réserve nationale des droits de plantation de vignes en France. Non il ne s'agit pas d'une réserve d'indiens, c'est plutôt comme une mine ou un étang, on gère la ressource, sauf que dans ce cas, on crée aussi la ressource avec le principe général d'interdiction de plantations.

Pour 2013, il d'agira :

- d'ouvrir la réserve nationale à la vente de droits du 1er janvier 2013 au 30 juin 2013 ;

- compte tenu de l'état des disponibilités, de ne pas procéder à l'achat de droits, à l'instar de la campagne précédente ;

- de reconduire à 1.000€/hectare le prix de vente des droits de plantation ;

- d'ouvrir à la vente de droits pour les demandes particulières relevant «des cas de force majeure ou de situations exceptionnelles» du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2013 et fixer forfaitairement à 50€ par demande ces droits de plantation.

En résumé, «Les modalités de fonctionnement de la réserve sont adaptées en fonction de l'état du potentiel viticole, des demandes de droits, des stocks et des flux de droits dans la réserve».

Ne pas confondre réserve de droits et droit de réserve.

Finalement, la liberté, c'est beaucoup plus simple à comprendre. C'est peut-être pour ça qu'au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud, en Australie, aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande, pays beaucoup moins sophistiqués, l'Etat n'a pas cru devoir instituer de Droits de Plantation...