03 août 2009

Don't quote me!

Peut-on utiliser librement les notes de dégustation de journalistes dans des publicités? Certains producteurs sont tentés de le croire... et le font, pensant à tort qu'un commentaire, une fois publié, tombe dans le domaine public.

Rien n'est plus faux, pourtant. En effet, la Convention de Berne prévoit que si un auteur peut vendre ses droits à la maison qui lui paie ses articles, il n'en perd jamais les droits de reproduction.

Libre à lui, donc, de refuser la reprise d'une des ses oeuvres dans un media qui n'aurait pas son assentiment, ou qui les publierait pour des raisons publicitaires. Comme le révèle mon ami Jim Budd, c'est le cas d'un confrère britannique, Martin Isark, dont les notes de dégustation ont été utilisées sans son accord par la chaîne londonienne Majestic.

L'auteur vient donc d'intenter une action contre ce marchand de vin. Facteur agravant, pour Isark, les notes de dégustation empruntées par Majestic l'ont été pour commenter, non pas le millésime auquel elles se rapportaient initialement, mais pour un autre millésime.

 

martin200

Martin Isark

 

Isark, qui est notamment l'auteur du Supermarket Own Brand Guide, n'est pas un nouveau venu en la matière; c'est la troisième fois qu'il doit ainsi aller en justice pour faire respecter ses droits!

07:54 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

12 mai 2009

Pathétique querelle de chiffres

Sur son site, le magazine Decanter se flatte d'organiser le plus gros rahout de dégustation au monde avec 10.200 échantillons. Ce qui n'est pas très modeste.

Et puis, surtout, c'est faux, car le Concours de Mâcon est à 10.520 (homologué par le Guinness Book). Pathétique course au volume dans laquel je me refuse d'entrer: le nombre ne dit absolument rien quant à la qualité des échantillons, et qui dit plus de vins dit plus de jurés, ou plus de vins par cession, donc risque de moins de professionnalisme.

Mais il est vrai que tout le monde s'en fiche, qu'importe le jury et le flacon, pourvu qu'on ait le macaron...

07:28 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |