23 avril 2011

Kate et William boiront du Pol Roger (et pas du Bollinger)

Rompant avec une tradition séculaire qui voulait que le champagne servi aux mariages princiers d'Angleterre soit du Bollinger (fournisseur royal depuis... la reine Victoria), Kate et son William de mari boiront du Pol Roger (oui, la marque de Sir Winton Churchill). L'occasion, peut-être, de ne pas faire comme Papa et Diana, dont le conte de fées n'aura duré que le temps pour les bulles de s'envoler...

Rien de ce qui touche au vin ne nous étant étranger, et inaugurant par la même ma nouvelle rubrique "grands de ce monde", j'ai pensé qu'il était plus qu'indispensable de vous en informer. L'info a filtré sur le site de Decanter, qui ne l'a pas laissée décanter longtemps avant de la publier. Je vous la livre donc à peine dégorgée.

Ce changement de marque laisse-t-il présager une rupture politique ou dynastique? Pas vraiment. Passe encore que William épouse une roturière, mais Buckingham n'a pas choisi un English Sparkling. On les dit pourtant excellents.

God save Britain!

10:40 Écrit par Hervé Lalau dans Champagne, Grande-Bretagne | Tags : vin, champagne, mariage, kate, william, royals | Lien permanent | Commentaires (4) | | | |

22 avril 2011

What good wine writers are for

Mon confrère britannique Stuart George débatait récemment sur son blog avec Randall Grahm (le fondateur de Bonny Doon, chroniqueur à ses heures perdues pour Dr Vino). Le sujet: le rôle du critique vineux. Un débat vieux comme la critique vineuse, mais relancé voici peu par la nomination d'Antonio Gallioni au poste de correspondant du Wine Advocate pour la Bourgogne et la Californie.

Deux régions où le nouveau promu n'a été que deux fois dans sa vie, comme il l'avoue lui-même.

Ce qui, sans rien enlever aux capacités de dégustateur de M. Gallioni, pose pour certains le problème de sa compréhension des deux régions, ou encore (lâchons le mot qui fâche) son approche des terroirs.

 

vin,vignoble,critique

Stuart George

Stuart: “Do you not think that wine writers should encourage what they believe to be the most authentic expression of any given terroir rather than more outré interpretations…?”

Randall: “I am in agreement that outré stylistics are infinitely less interesting that true expressions of terroir (and would suggest that the New World modern style is generally a stylistic overreaching). But I am glad that there are people making orange wines, fermenting oddball grapes in amphorae, making wines without SO2, making wines with tons of SO2 (Manfred Prüm). An influential wine writer has to ask him(her)self if his own predilections are making the world of wine richer or more impoverished. Great terroirs are precious and are worth championing."

Voila qui est bien dit. Mais au fait, pourquoi le Wine Advocate ne se trouve-t-il pas un bon journaliste bourguignon pour suivre l'actualité viticole locale, déguster ce qui doir l'être sur place, rencontrer les gens qui comptent? Il est plus facile de trouver un bon traducteur qu'un bon expert en vins de Bourgogne...

Et c'est vrai également pour la Californie, mais sans le problème de traduction.

Etonnez-vous après ça que je ne lise pas le Wine Adovocate (ni le Wine Spectator, d'ailleurs!).

En attendant, je rajoute le blog de Stuart George dans mes favoris: c'est ICI

PS. On passe beaucoup de temps à se demander à quoi on est bon dans cette profession. C'est bien parce que le doute est salutaire. Mais trop n'en faut: l'important, ça reste le vin lui même, pas ce que moi je pense du vin, pourquoi j'y pense, comment j'y pense, etc...

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Bourgogne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Tags : vin, vignoble, critique | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |