08 juin 2016

Brexit: et comment font les Norvégiens?

Pour Roberto Azevedo, directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce, la sortie de la Grande Bretagne de l'Union européene pourrait coûter 7,2 milliards d'euros par an à ses exportateurs britanniques en droits de douane supplémentaires. Il pense en effet qu'une sortie de l'UE "entraînerait probablement des négociations".

Mais qu'en est-il de la Norvège, qui ne fait pas partie de l'Union, mais de l'Espace Economique Européen (comme la Grande Bretagne, avant son entrée dan l'Union)?

Voila ce qu'en dit l'ordre des experts-comptables: 

La Norvège est membre de la Zone Economique Européenne et elle applique toutes les règlementations en matière de politique commerciale de l'Union européenne, mis à part en ce qui concerne la pêche et l'agriculture. La Norvège n'a pas beaucoup de restrictions en matière d'importations, sauf dans le secteur agricole, qui reste très protégé, avec des tarifs douaniers élevés, des restrictions quantitatives et des barrières techniques. Plusieurs produits nécessitent une licence d'importation, par exemple les vêtements et les produits de biotechnologie qui font face à une législation plus restrictive que dans les pays de l'UE.

Les produits contenant des éléments d'origine animale nécessitent une attestation de l'autorité compétente du pays d'origine. Un certificat sanitaire ou médical est exigé pour les produits d'origine animale, les animaux vivants et les plantes. Un certificat phytosanitaire est également requis pour la plupart des légumes, les fruits et les produits d'origine végétale. Pour les produits de la pêche, un certificat de capture est obligatoire.

Les tarifs douaniers norvégiens pour les marchandises industrielles sont faibles, en général, ils sont entre 3 et 6% Les marchandises importées de pays de la ZEE sont exempts de droits de douanes.

21:28 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

24 avril 2016

Shakespeare, dites vous?

Alors que le Royaume-Uni fête les 400 ans de la mort de Shakespeare - ce qui n'empêche pas certains de se demander s'il a vraiment existé, moi, trivialement, je me demande s'il a jamais vraiment existé... dans la culture française.

A part quelques noms, Hamlet, Romeo et Juliette, et une phrase: "Etre ou ne pas être, là est la question", qu'avons-nous retenu de son oeuvre?

Pas plus, en définitive, que nos amis anglais n'ont retenu des Fables de La Fontaine ou des pièces de Molière.

Ou des oeuvres de Cervantès, mort le même jour que Shakespeare.

Ceci pour dire que la Culture d'un pays - avec un grand C - reste très marquée par sa langue.

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Je me demande si cela influe sur les goûts des différents pays en matière de vin?

Bien sûr que oui!

Les Britanniques ont été à l'origine d'un bon nombre de grands vins dans le monde - sans eux, pas de Bordeaux, pas de Porto, pas de Marsala, pas de Sherry - le terroir, c'est peut-être très beau, potentiellement, mais sans de bons commerçants, des gens disposés à prendre le risque d'acheter les vins, de les transporter, de les faire connaître sur d'autres marchés, point de salut!

Cette histoire marque toujours la consommation de vin des sujets de sa Gracieuse Majesté - ils sont plus éclectiques que les Français, souvent plus pragmatiques, aussi.

Mais me voici pris en flagrant délit de généralisation. Comme il doit bien y avoir quelques amoureux de Shakespeare en France, il y a très certainement quelques buveurs d'étiquettes en Angleterre!

08:47 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |