01 novembre 2012

Free translation

J'adore la langue anglaise. Je la lis avec délectation, je la parle avec gourmandise (ben oui, personne n'est parfait). Au point que je me demande parfois si Dieu, dans son immense sagesse, a eu raison de la confier aux Anglais.

D'ailleurs, ce n'est pas tout à fait vrai.

George Bernard Shaw disait naguère que "L'Amérique et l'Angleterre sont deux nations séparées par la même langue".

Mais il faut dire qu'il était irlandais.

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George Bernard Budd

 

Si je vous parle de cette belle langue, qui n'est plus depuis longtemps celle de Shakespeare, c'est à cause d'une petite traduction très libre de mon copain Jim Budd, parue sur son blog ce matin.

Je vous donne le texte français (il s'agit d'une citation du patron du site 1855.com):

'Nous sommes confiants pour maintenir sur le second semestre de l'année un taux de croissance à deux chiffres de l'activité du groupe, les mois de septembre à décembre étant traditionnellement favorables à l'activité vins".

Et la traduction de Jim:

"The Christmas period always offers us greater opportunities to defraud our clients."

Bon, c'est aussi sec qu'un brut nature, mais c'est là qu'on perçoit à quel point le français est une langue fleurie, non dénuée de charme, certes, mais au flou quasi hamiltonien; alors que l'anglais est plus percutant.

Les textes vides de sens ne résistent guère à une bonne traduction... Et là, Jim porte cette activité au rang des beaux arts.

Et puis, c'est drôle, non?

 

PS. Selon une étude menée par Education First, la France se place au 23ème rang du palmarès des pays du monde pour le niveau moyen de maîtrise de l'anglais. Très loin derrière les pays scandinaves, l’Espagne et le Portugal. Pas très flatteur. Parallèlement, je n'ai pas d'indication sur la place du Royaume-Uni au classement des pays maîtrisant n'importe quelle langue étrangère...

16:02 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

17 octobre 2012

Dear Decanter

Juste un petit commentaire (en anglais) envoyé hier chez Decanter, suite à un article consacré à Cos d'Estournel.

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Cos d'Estournel (photo Thomas Pusch). Who cares if it's first or second growth?

"According to Decanter's latest poll, a majority of readers do not care about the classification system; so the fact that Cos is not a Premier Cru Classé is irrelevant. Maybe if we, wine writers, stopped talking about ranks and classifications (all the more so as they are so pointless), we could give each wine more chance to shine for its own merits.

As for the prices... well, these famous Bordeaux are all too expensive when you know the costs of production, speculation is the key factor.

So maybe the press should write more about less famous wines with better (or simply normal) price-pleasure relation."

00:10 Écrit par Hervé Lalau dans Bordeaux, France, Grande-Bretagne | Tags : classement, ranking, decanter, presse du vin, wine | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |