24 novembre 2012

Europe: Nigel Farage habillé pour l'hiver

Chers amis Européens, voici le lien vers une courte vidéo où Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, taille un joli costard au député européen anglais Nigel Farage. L'euroscepticisme a le vent en poupe outre-Manche, mais certains élus britanniques sont l'illustration vivante de la prétendue gabegie qu'ils dénoncent.

Pour ceux qui ne comprendraient pas l'anglais: M. Farage "siège" dans un comité européen, celui des pêches, aux travaux duquel il n'a assisté ni en 2011, ni en 2012; ce qui ne l'empêche pas de recevoir un salaire d'Eurodéputé... et de hurler contre les largesses inconsidérées d'une Europe dépensière, notamment en matière de budget de fonctionnement. La Grande-Bretagne exige son "rabais", "its money back"; Mister Farage en touche déjà une partie, il me semble...

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Guy Verhofstadt au Parlement européen

Vivant tout près de Bruxelles, j'ai l'occasion, plus souvent qu'à mon tour, d'entendre que tous les maux nous viennent de la Communauté Européenne, notamment dans le vin (même quand "Bruxelles" ne fait qu'exécuter des décisoons votées par la France). Aussi, il m'a semblé utile de vous donner une idée de ce qui se dit dans le Parlement que nous élisons et que nous payons; et puis globalement, un petit aperçu de ce qui se passe hors de l'Hexagone...

Je pense que l'Europe est d'abord ce que ses membres en font - c'est valable au niveau des citoyens comme au niveau des Etats. Ce qui veulent la quitter le peuvent, bien entendu (c'est mieux que de la saboter de l'intérieur, à mon humble avis); mais en attendant, il y a assez de boulot pour toutes les bonnes volontés.

 

02:06 Écrit par Hervé Lalau dans Belgique, Europe, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

21 novembre 2012

Aujourd'hui, je suis impertinent (et merci à Andrew Jefford)

"95% of wine drinkers take it for granted that wine is inseparable from hilarity, I suspect that almost all of us (wine writers & communicators) take it too seriously, too earnestly, too reverently".

Cette citation est de mon confrère britannique Andrew Jefford. Britannique, certes, mais qui se soigne, puisqu'il vit dans un petit village du Languedoc.

Pour en revenir à sa citation, je pense qu'il a tout à fait raison. Un peu d'humour, de légèreté, d'impertinence ferait beaucoup de bien à la critique vineuse.

vin,jefford,citation

Et en plus, Issan bon, ce vin!

Commençons dès à présent. Avec un conseil d'ami:

"N'achetez jamais un vin au dessus de 80 euros. Quel qu'il soit, il ne mérite pas ce prix. N'oubliez pas qu'il ne coûte jamais plus de 30 euros à produire et à transporter; rajoutez la marge des intérmédiaires, vous ne devriez pas dépasser 50 -60 euros. Le reste est le prix de votre bêtise, ami consommateur".

Et ne me parlez pas d'offre et de demande, de rareté: si le vin est à ce point rare, laissez-le aux spéculateurs et buvez autre chose. Car il n'y a pas de vin assez sacré pour ne pas devoir être bu. Non, correction, tout vin digne de ce nom doit être bu. Ceux qui ne le sont pas, soit parce qu'il sont trop chers, soit parce qu'il et plus rentable de les garder pour les revendre, ne méritent pas le nom de vin.

Leur prix va à l'encontre d'une dimension essentielle du vin: celle du partage. La différence entre un grand gru surcoté et une grande toile ou une grande sculpture (autres biens également prisés des collectionneurs, à des niveaux également indécents), c'est que dans le cas du vin, on ne  peut trouver de reproductions qui permettent au commun des mortels d'apprécier l'oeuvre.

En conclusion, je me refuse à faire la promotion de grands crus impayables et que je n'ai jamais l'occasion de déguster. Rien ne me dit qu'Yquem, Latour, Angelus, Haut Brion, la DRC, soient tellement bons - je demande à voir et à boire. Et tout me dit que le supplément de prix qu'ils exigent par rapport à d'autres domaines de leur zone de production n'est pas justifié. Une bouteille de Château Margaux ne vaut pas 15 fois une bouteille de Château d'Issan. Poutant, à 900 euros contre 60, c'est à peu près le différentiel de prix que l'on constate ces temps-ci sur les sites de vente en ligne. Mon conseil: si vous aimez vraiment le vin qui se boit, achetez donc plutôt une caisse de Château d'Issan.

J'irai même plus loin: à l'heure où le gouvernement cherche désespérément de l'argent, je trouverais normal qu'on applique une taxe de 100% sur le prix de vente des vins au-delà de 80 euros la bouteille.

Bon, Andrew, ça va comme ça, c'est assez irrévérencieux?

 

00:00 Écrit par Hervé Lalau dans Grande-Bretagne, Pour rire | Tags : vin, jefford, citation | Lien permanent | Commentaires (3) | | | |