26 septembre 2013

And now for something completely different: the Easyjet Twitter Experience

Aucun rapport avec ce qui précède, mais comme usager fréquent de compagnies aériennes, et comme observateur perplexe des réseaux sociaux, je ne voulais pas que vous passiez à côté de cette curieuse histoire. Celle du passager d'Easyjet menacé de ne pas pouvoir embarquer sur un vol parce qu'il avait dénoncé le retard de l'avion sur Twitter.

La compagnie dément.

Mais pourquoi a-t-on tant de mal à la croire?

Tiens, d'ailleurs, pourquoi est-ce qu'on a de plus en plus de mal à croire ce que les sociétés, les institutions, les "responsables" nous disent. Est-ce parce qu'ils gèrent trop bien leur communication et que la communication ne correspond plus à la réalité?

En tout cas, voila qui ne m'incite pas à tweeter...

Les détails ICI

17:00 Écrit par Hervé Lalau dans Europe, Grande-Bretagne | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

08 septembre 2013

La dégustation, science ou arnaque?

Le critique britannique Tim Atkin en a marre de voir la grande presse, s'appuyant sur des enquêtes d'opinion, qualifier son métier (incidemment, le mien aussi), au mieux, de fausse science, au pire, d'arnaque.

Il y voit un peu d'envie, et beaucoup de méconnaissance de la part de nos "confrères" généralistes: "Les articles attaquant les critiques spécialisés pour leur "langage fleuri" semblent plaire au public, et ce pour deux raisons principales. Primo, ils semblent donner raison à ceux des buveurs britanniques qui, confusément, aiment à penser que du pinard pas cher est "souvent meilleur" que des vins plus onéreux. C'est cette même mentalité du "plus petit commun dénominateur" qui a fait tant de mal à la qualité moyenne des vins au Royaume-Uni.

Secundo, ces articles attisent l'insécurité profonde du consommateur par rapport à ses propres facultés, qu'il exprime invariablement par une sorte de snobisme à l'envers: "Je sais bien ce que j'aime, etc..".

dégustation, vin

Tim Atkin

J'avoue que je n'ai pas été aussi loin dans l'analyse. Je me méfie toujours des généralisations hâtives. Je crois surtout que notre métier n'intéresse pas tout le monde. Le vin n'intéresse pas tout le monde. Le vin de qualité encore moins.

Nous ne pouvons exiger d'être compris, ni appréciés de tous. Notre prose s'adresse d'abord aux aficionados. Et encore tous ne sont pas prêts à nous entendre. Certains s'en tiennent aux poncifs éculés et ne sont pas disposés à essayer autre chose que ce qu'ils connaissent déjà. Leur plus gros intérêt dans l'année: le dossier primeurs de Bordeaux - hors des Grands Cus, point de salut!

D'autres, à l'inverse, ne jurent que par des pistes nouvelles, ne goûtent que des breuvages extrêmes, nous trouvent pusillanimes, routiniers, moutonniers; même quand nous nous enthousiasmons pour un petit Châteaumeillant, par exemple, ils regrettent qu'il ne soit pas nature, pas biodynamique, même pas vinifié en amphores, etc.

Quoi qu'il en soit, je me dis que si je permets juste à un honnête buveur d'en savoir plus sur une région, un type de vin, un vigneron qui mérite qu'on le sorte de l'anonymat, bref, d'ouvrir son horizon vineux, c'est déjà bien.

En conséquence de quoi je ne m'offusque plus trop, ni des réactions des adeptes de l'autoroute vineuse, ni des passionnés de la déviation. Quant aux articles de la presse dite grande, je me dis que ce n'est pas dans le vin que leur imprécision, leur parti-pris, leur manque de fond sont les plus dangereux. Que penser de la couverture de l'actualité politique, des conflits régionaux, de la santé?

Je vous renvoie pour cela au lien suivant http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20130731.OBS1691/... ". C'est tout sauf rassurant.

A votre bonne santé quand même!


08:15 Écrit par Hervé Lalau dans France, Grande-Bretagne, Vins de tous pays | Tags : dégustation, vin | Lien permanent | Commentaires (5) | | | |