25 décembre 2011

Des Cupcakes et de la Clicquot pour Tonton Eric

Eric Boschman nous revient de... Noël.

Encore un de fait ! plus besoin de se fatiguer, si ce n’est pour échanger les cadeaux pourris de tante Berthe, oui, celle qui a un long poil pour jouer dans le tram sur la verrue qui orne sa joue gauche.

Et qu’est ce que l’on rédige dans les gazettes quand c’est Noël? Ben on joue avec les marronniers, on va faire parler le caviste du coin de la rue, le souffleur de ballonnets chopé avec 1,2 gr à l’entrée du viaduc Herman Debroux ou de Cheratte, sans oublier un ou deux bons samaritains, qu’ils soient remerciés sans aucune mauvaise blague d’ailleurs et bien entendu les bons conseils anti-gueule de bois.

Bon, je vais vous filer une recette imparable contre la gueule de bois. Enfin deux recettes. La première consiste à boire autant d’eau que de boissons alcoolisées, voire, si vous êtes super fort, nettement plus. Mais bon, vous pouvez aussi ne pas boire du tout, mais là, pas besoin de recette secrète. L’usage des sodas pour compléter les alcools n’est pas considéré comme de l’eau hein, pas la peine de me prendre pour une banane. Un Alka ou du citrate de bétaïne avant le dodo et normalement c’est déjà presque bon avant le coucher. Bon, faut-il encore tout garder par devers soi bien entendu.

Si vous avez oublié, ou que vous n’étiez plus en état d’absorber quoi que ce soit, voire même plus en état de vous en souvenir, j’ai un truc infaillible. Simple, au travers de vos nausées matinales, d’abord de l’eau, beaucoup d’eau. C’est une bonne base, et puis, quoi qu’il se passe, il en restera toujours quelque chose, du moins un peu. Et puis, mais là, il faudra être courageux, attaquez une demi bière ou un verre de Champagne. Le Champagne c’est pour l’élégance, la bière c’est au cas ou vous auriez tout dépensé la veille. C’est une question de trucs qui détruisent l’alcool dans votre organisme et que vous produisez en trop grande quantité à un moment de la soirée, surtout lorsque vous cessez de boire. Il vous faut nourrir maintenant ce qui reste et voilà, le tour est joué.

Certes, il vous aura fallu pas mal de courage, mais après la vie est belle et maintenant vous pouvez, enfin commencer la lecture habituelle de votre journal dominical préféré. Et c’est là que nous reprenons le cours de nos émissions. Par exemple, en fin d’année il est de coutume d’évoquer les tendances qui ont marqué l’année de leur empreinte.

Notre Marcolini national (ndlr: belge) nous fait un grand coup de comme back, c’est peut-être une tendance, en ressortant une gamme de pralines à l’alcool. Des bonbons au chocolat sublimes créés avec des alcools hyper hauts de gamme. Plutôt loin des pralines de notre enfance à base de liqueurs pourries et doucereuses. Ici, les plus puissants des whiskies se marient aux saveurs subtiles des crus de cacao, mais pas seulement les scotchs, il y a même un whisky japonais, c’est tout dire. D’autre part, on trouve des rhums, un de la Martinique, le célèbre Trois Rivières et le magnifique rhum de Chamarel, en provenance directe de l’île Maurice. Dans cette praline se mêlent les arômes subtils des bananes mûres, la fraîcheur du jus de canne à peine pressé et les épices du cacao. Bon sang de bonsoir, c’est de saison, mais je dirais même carrément bon Dieu que c’est exceptionnel. Si le bon Pierre se lançait dans une praline avec une cerise au marasquin et du kirsch, je jure de l’appeler mon chéri définitivement. 

Et puis, au niveau des tendances, moi qui déteste les cupcakes, cette espèce de cochonnerie qui nous vient, une de plus, des Estados Unidos, vous voyez, ce grand pays à la situation financière pire que la Grèce, j’ai trouvé mon bonheur il y a peu, au cours d’une dégustation de Champagne. Oui, je sais, ne frappez pas, c’est Noël, la trêves des confiseurs, on ne frappe pas les plus petits que soi.

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Bref, disons que j’ai mangé des cupcakes en buvant du Clicquot. De la Veuve et des petits gâteaux, le genre de truc qui, si vous me le racontez, je vous explose les incisives, les canines et quelques molaires au passage, même si c’est votre vieille trisaïeule qui vous y oblige. Sauf s’il y a un héritage conséquent en vue. PAS de gâteaux avec les bulles. JAMAIS! Sauf quand c’est bon. Arghhhh oui, c’est comme ça, c’est la vie. Bienvenue dans mes contradictions personnelles. Bref, quoi qu’il en soit, ces machins, dans un petit papier plissé, genre un moule à gâteaux jetable, m’ont impressionné. C’était presque l’accord parfait, et si pas tout à fait c’était le bonheur. Oui, moi, j’ai aimé un cupcake.

Pourvu que mes parents aient oublié de sortir ce matin ou que leur boulanger préféré soit en grève ou en récupération de grève ou qu’il soit fermé pour jour férié, mais s’ils apprennent que j’ai aimé ça c’est un coup à me faire déshériter. Déjà que je ne cuisine qu’à la télé, et que je passe ma vie à parler de pinards, si en plus je me mets à aimer ces choses étranges venues d’ailleurs. Certes, d’ailleurs, mais faites par les blanches mains de Carole. Car c’est un peu ça le monde du cupcake, des copines qui font des gâteaux au départ de chez elles. Tranquille, à l’aise, sans se tuer, mais avec tout l’amour du monde. Celles qui tamisent la farine entre le lave-vaisselle et le calendrier des anniversaires des copains des enfants. Celles qui se lancent sans faire trop de bruits et qui conquièrent le monde à l’aise et décontractée. Et si c’était juste un peu plus qu’une tendance, carrément un conte de Noël et que Carole devienne une star des petits gâteaux qui accompagnent les très bons champagnes?

Allez, c’était la dernière de l’année, on se retrouve l’année prochaine tranquillement et, d’ici là, quoi que vous buviez, buvez le bien avec même un petit cupcake de Carole en passant de temps en temps...

 

Cupcakes, Whoopies, Meringues, Cheese cake, Key lime pie...

http://www.mademoisellecupcake.com

00:05 Écrit par Hervé Lalau dans Gastronomie, Pour rire, Vins de tous pays | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

20 octobre 2011

Trois rencontres en Savoie

Lors de mon court séjour en Savoie, j'ai fait trois belles rencontres. Non, pour une fois, il ne s'agit pas de vignerons, mais de collègues.

D'abord, j'ai fait la connaissance de Véronique Raisin, alias www.picrocol.com, la RVF, Bettane & Desseauve... On se demande comment ce petit brin de femme peut mener tout ça de front (et bien, en plus). Et qu'est-ce que j'apprends dans le bus qui nous mène à Monterminod: Véronique est la cheville ouvrière d'Ecrivins, un amalgameur de blogs qui liste justement... le mien - c'est vous dire le goût qu'elle a! Et un beau sourire avec ça.

L1040666.JPG V. Raisin, c'est bien elle...

Concomitamment (j'aime ce mot, et c'est la première fois que je peux le placer), concomitamment, donc, j'ai rencontré Mr Vinosolex himself, Lincoln Siliakus, qui m'a fait forte impression. Un Australien qui goûte précis et qui connaît aussi bien les vins d'Europe (sans oublier le répertoire de Deep Purple), c'est aussi rare qu'un koala qui chante à Séguret! Vérifiez vous-même ICI

L1040572.jpgMr Vinosolex en chair et en os

Last but not least, j'ai revu Florence Kennel, journaliste bourguignonne, écrivain et blogueuse de talent aujourd'hui installée dans le Jura. Ses centres d'intérêt sont la Bourgogne, la Savoie et le Jura. Ne me dites pas que c'est limité: une vie ne suffirait pas pour comprendre ces trois vignobles. Or Florence est une fille qui aime les choses bien faites, les idées bien étayées, qui pense et qui écrit juste.

En témoigne son billet récent sur la casse du terroir à Gevrey-Chambertin. C'est ICI

Et dire que l'INAO fait des misères à Olivier Cousin pour ses étiquettes!

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Florence de profil mais en action

Bien sûr, je n'oublie pas mes autres complices de cette escapade en Savoie, Marc Vanhellemont, Christian Duteil,  Dominique Hutin,  Marie-Claude Fondanaux, Jean-Moise Breitberg... Et puis Michèle Piron-Soulat, notre courageuse cicérone.

Salut, les amis, et bon vent!