23 novembre 2012

Noël avec Dopff

Philippe Durst (Dopff Au Moulin) est non seulement un bon commercial; c'est aussi un bon photographe... et un grand tentateur devant l'Eternel. Regardez un peu ce qu'il m'envoie:

Alors que Noël n'est plus qu'à un mois, j'ai souhaité partager avec vous un savoureux (quoique virtuel) Marbré de foie Gras aux tomates séchées et basilic accompagné d'un opulent Pinot Gris Vendanges Tardives 2007 des Domaines DOPFF Au Moulin.

DSCN2869 Marbré de Foie Gras et PG VT 07.jpg


 
Suite à l'épuisement du millésime 2008 dont je vous ai souvent parlé, nous avons décidé de mettre en vente le Pinot Gris Propre Récolte de Riquewihr 2010. Le vin est sigillé de la Confrérie St Etienne et il a été médaillé au Concours International Pinot Gris du Monde 2012.
 
Et pour les repas en tête-à-tête, nous avons également le Pinot Gris Magnum...

 

PINOT GRIS MAGNUM (tete ˆ tete  size for 2 in the evning).jpg

C'est qu'ils ont de belles soifs, les Alsaciens!

Et moi, je me demande si je vais résister à la tentation... Surtout que l'adore le bon foie gras, n'en déplaise aux prohibitionnistes de tout poil (ou de toute plume).

20:46 Écrit par Hervé Lalau dans Alsace, France, Gastronomie | Tags : dopff au moulin, durst, foie gras | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

28 octobre 2012

Introducing... Miss Vicky Wine

C'est pas pour me vanter, mais jeudi dernier, j'ai déjeûné avec Miss Vicky Wine.

Alias Anne-Victoire Monrozier.

C'était à Oisly. On a bu les mêmes vins - mon sauvignon habite dans le Loir et Cher, ces gens-là ne font pas de manières, mais de jolis pinards plein de vivacité. Il y en a même sur lesquels on a eu les mêmes coups de coeur. Je veux dire, qu'on a kiffés. Non, je retire "kiffés", Miss Vicky est jeune - elle pourrait être ma fille - mais elle ne parle pas comme ça.

Multitâches

D'ailleurs, elle ne parle pas tellement, car elle est totalement multitâches. Tu lui causes de la consommation des Belges ou du sauvignon des Kiwis, elle est déjà sur son smartphone, à checker ses mails ou à twitter, va savoir; mais tu sens quand même, rien qu'à la lueur dans son oeil gauche, qu'elle ne perd pas une miette de ce que tu dis.

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Miss Vicky Wine en action

 

D'ailleurs, entre la poire et le fromage, elle a réussi à m'interviewer sur son iphone 4, histoire de ne pas perdre la main.

Car qu'est-ce qu'un vieux journaleux comme moi pourraît apprendre à une jeune blogueuse interactive, fille de vignerons, et qui a sa rubrique dans l'édition vituelle de l'Express. Et son blog perso en anglais. Et plus de 3000 amis sur Face de Bouc.Tu parles d'un réseau, d'une agilité multimédias! 

C'est pas pour faire le modeste, mais face à des comètes de ce genre, ma pauvre étoile pâlit... moi, le  côté multitaches, c'est plutôt sur ma veste, ou sur la robe de la voisine que je le cultive. Avec détachement...

Je m'en fiche, notez bien, je n'ai pas l'esprit de compétition, et puis, mine de rien, la Miss m'a fait une excellente impression.

Portrait en creux

Attention, c'est la minute de psychologie; mes enfants vous diront que je suis aussi psychologue qu'une scie à métaux, mais bon, je me lance.

Miss Vicky aime le vin, ça se voit, et pas seulement au badge qui le proclame sur le revers de sa veste.

Elle aime les vignerons, elle aime le partage - les Vino Camps, les Wine Soirées, c'est elle. Elle a un petit côté "show", bien sûr, mais elle est jolie comme un coeur, alors pourquoi pas? 

D'un autre côté, je ressens comme une fragilité derrière ce personnage hyperactif (je vous avais prévenu, quand je fais de la psychologie, c'est du lourd). Mais ça ne me la rend que plus sympathique; sans doute mon côté paternel.

Etre ainsi en représentation, à côté d'experts proclamés ou auto-proclamés, de grandes gueules et de gros égos, ce n'est pas toujours évident. Même moi qui vous parle, avec 25 ans de métier, parfois, je décroche. Faut dire que je supporte de moins en moins ceux de mes "confrères"  qui s'obstinent à expliquer aux vignerons comment faire leurs vins... Et la politesse, bordel! Et puis j'ai une sainte horreur du péremptoire, du grossier, du m'as-tu-vu, de la fausse gouaille de nobliaute, du pousse-toi de là que je m'y mette. 

Je pense que Vicky aussi, mais il faut bien exister, se survendre un peu, dans ce monde de fausses gloires. Surtout qu'aux critiques institutionalisés, une jeune blogueuse pleine d'idées fait l'effet d'une renarde dans le poulailler, d'une jeune souris dans leur fromage.

Pourtant, je ne pense pas qu'elle fasse ça pour le fric. Pas que.

Bon, avec tous ces côtés, je ne sais plus où est le centre. "Et le vin dans tout ça?", comme aurait dit Chancel.

Mam'zelle Anne-Victoire, pardon, Miss Vicky, je n'ai sans doute pas le profil ni l'âge de m'intéresser à tout ce que tu fais, mais j'ai l'impression que tu y mets du coeur, et c'est l'essentiel.

Si tu passes un jour par Waterloo, je t'invite à boire un coup à mes frais. On débranchera les portables, les smartphones, on sera peut-être moins smart, mais on fera sans. Si tu veux, on parlera de l'avenir du vin, de la consommation des jeunes que tu perçois sans doute bien mieux que moi. On refera ton monde, qui n'est déjà plus le mien.

13:21 Écrit par Hervé Lalau dans France, Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (14) | | | |