18 février 2009

Et maintenant, le cancer...

Le Ministère de la Santé français persiste et signe; exhumant une enquête de l'Institut national (français) du Cancer datant de 2007, pourtant battue en brèche à l'époque, les services de Mme Bachelot dénoncent "les risques du cancer" que provoquerait une consommation "même modérée" d'alcool, "quelqu'en soit le type".

Pour les producteurs de vin, la coupe est pleine, le syndrome guadeloupéen n'est pas loin...

Pour résumer le fond de l'affaire, voici ce que publient mes confrères de "www.lanutrition.fr" - un avis bien balancé.

 

Alcool et cancer : qui croire ?
 

Que risque-t-on à boire un verre de vin par jour ? Une augmentation du risque de cancer répond l’Inca (Institut national du cancer) qui incrimine la consommation même modérée d’alcool.
 
L’Institut national du cancer (Inca) relance la polémique sur le lien entre cancer et alcool. Après analyse des recherches actuelles, l’Institut conclue que même une consommation modérée d’alcool, c’est trop.
 
Dans cette brochure destinée aux professionnels de la santé, l’Inca précise qu’un verre d’alcool par jour augmente le risque de cancer colorectal de 9% et celui de la bouche, du pharynx et du larynx de 168%. Le coupable ? L’éthanol et son métabolisme de digestion qui produit un composé cancérigène pour l’organisme.
 
Cette brochure reprend les résultats d’une étude publiée en décembre 2007 par l’Inca sur le thème « alcool et risque de cancers ». Rapport qui avait créée la polémique : lire l’article de LaNutrition.fr et la réaction du docteur Michel de Lorgeril, chercheur spécialiste de l'étude des interactions entre la consommation d'alcool et la santé. Celui-ci avait expliqué que «les effets de l'alcool sur la santé sont un sujet extrêmement délicat et complexe qui nécessite beaucoup de compétence et de prudence. Il n'existe pas à ce jour de démonstrations scientifiques absolument intangibles dans un sens positif ou négatif car il manque un argumentaire décisif en recherche médicale humaine, l'essai clinique, qui seul peut montrer des relations de causalité indéniables».
 
L'alcool est considéré depuis 2007 comme cancérogène pour l'homme d’après le Centre international de lutte contre le cancer.

 

On ne parle bien sûr pas des effets bénéfiques de la consommation de vin rouge, mis en lumière par les travaux dits du "French Paradox". Les savants de l'Inca et le Ministère de la Santé (j'allais écrire, de l'Hygiénisme) ont des centres d'intérêt, disons, sélectifs...

Il y a-t-il un Médecin dans la salle... de dégustation?

20:53 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (1) | | | |

Petite progression des exportations françaises de vin en 2008

Selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), les exportations françaises de vins et spiritueux se sont élevées à 9,31 milliards d'euros en 2008, contre 9,34 milliards d'euros en 2007, soit une baisse de 0,3%. Ce tassement est dû aux spiritueux, qui baissent de 3,5%, tandis que les vins, eux, progressent de 0,9%, à 6,76 milliards d'euros.

Les grands marchés extérieurs de la France des vins restent les mêmes qu'en 2007: Etats-Unis au premier rang (malgré une baisse de 12,8%), Grande-Bretagne en seconde position (également en baisse, mais moindre: -2,7%), puis Allemagne en 3ème (avec une belle progression de 8,9%). La Belgique, quatrième, est beaucoup moins bien orientée: -7,1%, tandis que le Japon est stable (+1%).

Les effets de la crise financière ne se faisant pas encore pleinement sentir dans ces chiffres, on observera avec attention les prochaines annonces.

 

PS. Vu l'importance économique de ce secteur (deuxième secteur exportateur français derrière l'aéronautique, avec un solde excédentaire de plus de 8 milliards), on comprend que les Pouvoirs Publics s'échinent à le protéger...

15:01 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin, france | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |