18 octobre 2007

Vive les taxes et l’abstinence!

Le Professeur Didier Houssin, Directeur Général de la Santé en France, rappelait récemment que selon la loi de santé publique du 9 août 2004, la consommation d’alcool doit être réduite de 20% en France, pour passer à 8,5 litres d’alcool pur par an et par habitant d'ici 2008. Pour lui, cette réduction devra passer par “l’augmentation du nombre d’abstinents et la réduction de la consommation des petits et moyens buveurs, les plus nombreux”.

Le Professeur ne fait pas de distinction entre les différents produits alcoolisés. Pourtant, mélanger vin et alcool, au propre comme au figuré, c'est une grossière erreur. Surtout, M. Houssin n’évoque nulle part les bénéfices pour la santé d’une consommation modérée de vin.
Un oubli que l'on ne mettra pas sur le compte d'un abus de boisson, puisque le Professeur préconise de diminuer l'accessibilité à l'alcool, notamment «via une politique tarifaire et de taxation forte».

Taxe et abstinence sont donc à son programme. Dommage, nous, on préférerait l’abstinence de taxes.

Dans le même ordre d'idée, cette info venue du froid: l'Office national finlandais de la statistique annonce que l'alcool est devenu en 2005 la première cause de mortalité chez les Finlandais, devant les maladies cardiovasculaires, les accidents et le cancer. Chez les femmes, l'alcool est responsable de presque autant de décès que le cancer du sein.
Compte tenu de la réglementation draconienne imposée depuis des décennies dans le pays en matière d'alcool (réglementation responsable, entre autres, des "booze trips" vers les pays baltes), on peut se demander si la diabolisation de l'alcool est réellement efficace.

La morale de l'histoire? Elle est double: chez moi, où je prône une consommation responsable et "décontrastée", on gerbe beaucoup moins que sur les ferries finlandais, mais on s'amuse plus que dans les soirées de M. Houssin.

                                (c) Hervé Lalau

07:22 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

2007, l'année des petits volumes en France

Selon le Ministère français de l'Agriculture, la vendange 2007 ne devrait pas dépasser les 46,7 millions d'hectolitres (contre 53 millions en 2006), ce qui en ferait la plus faible du (jeune) siècle. Pour rappel, le record de production reste détenu par l'année 199, avec 62,9 millions d'hectolitres. 

Pour les données qualitatives, on s'en remettra au Ministre de la Qualité...

 (c) Mauvais Esprit (de vin) 

06:13 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |