27 octobre 2007

Ah, le négoce de Bordeaux!

Dans le contexte actuel de remise en cause des grandes institutions bordelaises (classements invalidés), tentatives de certaines propriété de contourner le négoce de Place, j'ai demandé à David Bolzan (Cordier) son opinion. En un mot comme en cent, il garde toute confiance au système bordelais.

Portrait David Bolzan Dégustation

David Bolzan 

 

Quel avenir voyez-vous pour le Négoce à Bordeaux ?

David Bolzan : Le négoce de Bordeaux est en pleine mutation, mais tous les rachats, fusions etc, ne feront que le rendre plus fort car plus professionnel. De plus, la forte évolution des vins à la propriété, du fait de la concurrence étrangère, lui permettront de présenter une offre plus qualitative. Je suis donc très confiant pour demain.

Le système de la Place de Bordeaux vous paraît-il encore adapté au commerce moderne ?

David Bolzan : C’est le plus bel outil de distribution au monde, un système unique et envié de toute la planète, un amplificateur de notoriété et un booster de vente. De plus, c’est un très bon exemple de valorisation des vins car l’outil est dynamique, et la concurrence entre tous les acteurs est saine.

Quelles sont les tendances dans la commercialisation du millésime 2006 pour les Grands Crus à Bordeaux ?


David Bolzan : Le millésime 2006 nous a réservé de belles surprises au niveau des Grands Crus Classés car le choix de la qualité a été fait, en réduisant les rendements. A mon avis, il sera meilleur que 2004. La campagne primeur est active, notamment au plan européen. Le marché des Grands Crus Classés est très sain, car nous assistons à la raréfaction des lots et à la croissance du nombre de demandeurs et de nouveaux clients (Chine, Russie etc...).
 
Et pour les vins de plus petits domaines ?

David Bolzan : Nous constatons un très bon rapport qualité/prix. Les volumes sont intéressants, et la typicité du millésime bien en phase avec le marché au niveau de la couleur, de la rondeur des tanins… donc, les perspectives de commercialisation de ces vins sont bonnes.
De même, nous  n’avons pas de problèmes particuliers pour nos vins de marque,  car nous sélectionnons le meilleur : le tri sélectif amène de très belles qualités, et donc une régularité qualitative.

En un mot «  never change a winning formula ».  Tant qu’elle gagne…

Et celui qui parle de langue de bois n'a qu'à se mettre aux copeaux.

(c) Hervé Lalau

 

07:44 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

25 octobre 2007

Mais qui est Jean Beauvillon ?

Le tribunal correctionnel de Bordeaux a infligé au groupe William Pitters une amende de 30.000 euros, à laquelle s’ajoute une amende de 5.000 euros pour son directeur marketing de l'époque.
Que reprochait-on à Pitters ? D’avoir apposé sur ses bouteilles de Jean Beauvillon la mention «Mis en bouteille pour la Maison Beauvillon, 11250 Couffolens», mention jugée mensongère, puisque primo, la Maison Beauvillon n’existe pas (pas plus que le nommé Jean Beauvillon) et secundo, le slogan publicitaire «Un homme, un terroir, une réussite» pouvait faire croire au consommateur qu’il pensait acheter un vin de propriétaire. Et dire qu’il y a tant de vins de propriétaires qui ne trouvent pas preneur…

20:31 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |