11 juin 2008

Cartographie de suivi parcellaire: les Alsaciens connaissent déjà

Mon ami Jean-Michel Jaeger me signale que la technologie de cartographie mise en avant par ARP  pour le suivi parcellaire (voir notre post du 29 mai dernier) est déjà utilisée depuis assez longtemps en Alsace chez Laugel (Grands Chais) et en Loire par les Caves de Brissac.

Dont acte.

Pour plus d'info: bkessler@lgcf.fr 

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans France | Tags : vin | Lien permanent | Commentaires (0) | | | |

10 juin 2008

Liberté, liberté chérie!

La campagne d'Interloire "Cabernet d'Anjou, Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse?", condamnée en première instance, blanchie en Appel, vient d'être à nouveau condamnée en Cassation.
Les juges ont estimé que ces mots "renvoyaient au comportement humain", et ne se limitaient donc pas à la description du produit. Surtout, il ont estimé que cela poussait à la consommation du produit.
 
 
CabAnjouCensure

 
 
Parlons-nous vraiment le même français? Ou est-ce que la juridiction suprême du droit français a perdu le sens des mots?

Parfois, les mots me manquent, justement.
Tout d'abord, je ne vous apprend rien, les modalités de la Loi Evin sont démentielles - tout est interdit, ou presque. Mais même le peu qui n'est pas interdit devient suspect, ce qui, dans les faits revient presque au même.
Où est le libre-arbitre du consommateur, dans son interprétation de la publicité?
Cette campagne ne pousse pas plus à la consommation que la simple publication d'une photo de bouteilles!

Si l'on veut supprimer toute possibilité de pub sur le vin en France, on en prend le chemin. Mais qu'on le dise vraiment!
Les Français pourront alors, peut-être, choisir en conscience les députés qui changeront la loi, dans le sens voulu par les lobbies anti-vin, ou bien - je l'espère - dans le sens d'une libéralisation.

Messieurs les chefs de cabinets, messieurs les juges, messieurs les médecins appointés par les groupes de pression, laissez nous de grâce décider par nous mêmes ce qui est bon pour nous, au lieu de nous infantiliser. Que faites vous de l'éducation au goût? Voulez-vous remplacer les parents, les éducateurs?
 
Les anti-vins, soutenus par le Directeur de la Santé, et adoubés par de grands madarins de la Médecine abondamment rétribués par les associations de tempérance, ne se cachent plus de vouloir nous faire connaître les délices de l'abstinence. Que ne s'appliquent-ils pas leurs principes à eux-mêmes, en prônant l'abstinence en matière de tranquillisants, dont les Français sont de si grands consommateurs. A moins, bien sûr, que ce soit une question de sponsors - l'industrie pharmaceutique contre les producteurs de vin...

00:01 Écrit par Hervé Lalau dans France | Lien permanent | Commentaires (2) | | | |